inouis
Cet article est le numéro 1 sur 17 du dossier PDB 2017

Cette année encore, le Printemps de Bourges a sélectionné la perle de la nouvelle scène musicale, grâce à sa sélection Les Inouïs.

Des milliers d’artistes se sont inscrits en ligne et ont participé à des auditions pour être de la partie. Résultats : 33 chanceux ont obtenu leur ticket doré pour Bourges ! Pendant 4 jours, ils se sont produits sur scène. Nous étions là pour les encourager.

Ils ont été Inouïs cette année, petite sélection des talents à suivre :

Inouïs Chanson World

Voyov (Pays de la Loire) : Voyov – à prononcer  » voyou  » est Thibaud Vanhooland. Ce nantais illustre, depuis une dizaine d’années, la scène musicale actuelle : on l’a déjà connu dans différents groupes comme Elephanz, Pegase, Rhum For Pauline. Il est ensuite devenu Voyov. En solo, il compose des chansons à l’électro pop plannante.

Témé Tan (Belgique) : Entre rumba zaïroise, zouk et sonorités brésiliennes, la musique de Témé Tan respire le métissage. De Kinshasa à Bruxelles, à travers racines et voyages, Tanguy pose sur ses chansons aux rythmes africains des textes fins et recherchés.

Gauvain Sers (Nouvelle Aquitaine) : Les textes de Gauvain Sers parlent d’humanité et de fraternité, de rêve et d’espoir. Cet idéaliste nous emmène dans des scènes du quotidien tout en poésie et sait nous toucher au profond de nous avec des sujets d’actualité. Gauvain Sers, c’est la relève assurée de Renaud et autres chanteurs français engagés. (Ici pour lire les autres chroniques sur lui)

** Enorme coup de cœur de la SongaTeam.**

Julien Bouchard (Grand Est) : Julien Bouchard nous embarque dans un monde idéal. A travers des mélodies radieuses, des chœurs aériens et des harmonies sublimes, nous voilà solitaires, planant dans une chambre, à écouter sa voix et sa guitare. (Ici ou pour lire les autres chroniques sur lui)

 

Inouïs Hip-Hop

Maïcee (Occitanie) : Un peu de beats old school, beaucoup de rythmes hip-hop East Cost et une poudre de dub, c’est le parfait mélange que livre Maïcee. Cette jeune occitane chante en anglais des textes rappelant ceux des plus gros beat makers.

** Enorme coup de cœur de la SongaTeam.**

 

Inouïs Pop-Rock

Sandor (Suisse) : Sandor propose une musique new wave à la fois grave et mélancolique. Entre voix, batterie et clavier, complétés par des textes en français, Sandor nous enrobe dans une pop profonde et étourdissante.

Inüit (Pays de la Loire)

C’est un savant mélange de pop, d’électro, ça tend parfois vers la techno toujours avec de belles mélodies, c’est tribal, ça descend directement dans tes pieds puis ça remonte dans ton sourire, ça te fait vibrer en entier, c’est Inüit.

Avec une partie instrumentale hyper travaillée, un Clavier Moog bien percutant qui vient appuyer la basse, des pointes intelligentes de sax et de trombone, et la voix enchanteresse, tombée d’un nuage, de Coline, qui chante en anglais avec un petit accent frenchy, y apportant une touche d’exotisme.

Coline est non seulement agréable à écouter, mais la voir danser mettrait également d’accord tous les esthètes du monde.

Les 6 jeunes de la tribu d’Inüit nous ont livré un set très énergique malgré la contrainte du temps, et d’après les visages du public sortant de la salle, je crois qu’ils n’ont pas séduit que moi. Par contre, je n’arrive toujours pas à chanter le « a kikikikikikiki » de Dodo Mafutsi dans le tempo, malgré des heures et des heures d’entraînement en amont du concert.

** Enorme coup de cœur de la SongaTeam.**

 

Prix du Jury Inouïs et Prix du Printemps de Bourges

Le prix du Jury Inouïs 2017 a été attribué ex-aequo à Ash Kidd  (catégorie hip-hop) et à Lysistrata (rock / pop).

On vous laisse les découvrir ici :

Quant au prix du Printemps de Bourges / Crédit Mutuel 2017, il a été délivré à Eddy de Pretto (Ile-de-France) dans la catégorie Chanson, entre slam, hip-hop et chanson française.

Casquette vissée sur la tête et look des 90s, converses et jean taille haute, Eddy de Pretto, du haut de ses 24 ans a emporté hier la salle du 22 dans une transe contagieuse.

Accompagné d’un batteur et d’un bassiste-claviériste, le jeune parisien chante des histoires qui remuent, qui tordent les tripes. Troubles de l’identité, violences homophobes, difficulté à s’assumer. Les mots sont durs, crus et tellement justes. Eddy de Pretto raconte, transmet des tranches de vie plus ou moins dures, entre fictions et réalités personnelles. Convaincant et combattant, il rythme ses mots et ses textes de sons synthétiques et hypnotiques, intensifiant l’atmosphère déjà dramatique.

Celui qu’on compare déjà à Stromae ou Aznavour vient tout juste de signer un contrat avec Initial, la nouvelle structure d’Universal. Et avec le prix du festival, il s’assure déjà une place dans la programmation du Printemps 2018.

Cette fois encore, on parie que ces pépites iront loin !

Affaire à suivre…

 

Anne-Laure et Violette, inouïes elles-aussi aux Inouïs.

 

 

Dans le dossier :MES PRINTEMPS DE BOURGES >>
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