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Cet article est le numéro 9 sur 17 du dossier PDB 2017

Perdu hier soir au W : une voix, une paire de jambes, un dos, et deux mains. Si vous les retrouvez, merci de vous adresser à Songazine, http://songazine.fr/v2/

 

On avait pourtant commencé la soirée tout en douceur au son de la voix aigüe et suave de Laura Cahen, qui a tenté d’emmener « Loin » les spectateurs, venus plutôt applaudir les groupes suivants.

L’histoire ne dit pas si elle a réussi à en emmener beaucoup. Laura Cahen – vous la reconnaîtrez à son bandeau noir peint au dessus des yeux- est une jeune artiste en devenir, à la voix aiguë et très ronde, mais le public présent hier soir n’était pas vraiment le sien. On a eu droit à ses chansons, et à une très belle reprise de La Femme du Vent  d’Anne Sylvestre. Il faut saluer cette performance, seule en scène, devant 6000 personnes qui n’étaient pour la plupart, pas venus pour elle.

LAURACAHEN2

LAURACAHEN

 

Le deuxième groupe très attendu, Boulevard des Airs, s’est révélé être un énoooooorme monstre scénique.

9 musiciens sur scène, une section cuivres pour le côté ensoleillé, de l’électro très présent sur le début du set, et un peu plus subtilement sur la fin. Leurs chansons comme Bruxelles, Emmène-moiCe gamin-là (dommage que Vianney n’ait pas été invité à la chanter avec eux alors qu’il était en coulisses à attendre son passage…), Demain de bon matin, ou la plus ancienne Cielo Ciego, largement connues de tous, ont fait danser la foule du W. Le public a chanté du début à la fin, et les chanteurs les ont même pris à parti pour un beau jeu de questions/réponses avec les cuivres.

On aurait vraiment voulu en avoir plus… mais le timing était serré.

 

Place à Vianney, seul en scène, guitare, sampler, pas si « cruche » que ça au final !

Une très belle énergie de la part du jeune chanteur. Vianney est parvenu à occuper cette immense scène en courant et en sautant partout. Avec un set pas gnangnan et une chanson que seuls les plus de 30 ans auront identifiée comme la reprise de Caroline d’MC Solaar, que nous, les trentenaires, avons adorée.

Après avoir chanté « Je m’en vais, il s’en est finalement allé…

 

La dernière partie très attendue de ce spectacle, Jain, apparait, et la foule est agglutinée à la scène pour pouvoir s’en approcher au maximum. Un engouement incroyable du public pour cette nénette de 25 ans. Son spectacle était tellement dans l’air du temps, tellement percutant, que ça me donne envie de parler comme les « djeuns » (vous m’excuserez, hein).

Elle est tarée, elle est barrée cette meuf ! Comment elle a fait kiffer le public, c’était un truc de diiinnngue, j’avais jamais vu le W comme ça ! Elle a réussi à faire asseoir 6000 personnes par terre, à les faire chanter, danser, sauter, comme des oufs, alors que tout le monde était serré comme des sardines (euh, ça je crois que ça fait plus Patrick Sébastien que « djeuns ») . Moi, j’ai trop kiffé ma race sur Dynabeat, quand elle a transformé le chapiteau entier en boite de nuit des années 80. 

Bon, je reprends mes esprits pour parler plus sérieusement. Jain a révélé une superbe voix aiguë sur Paris, une chanson en hommage aux victimes des attentats, écrite en 2015. Décor bleu, blanc, rouge, colombe de la paix, et le V de la Victoire avec ses doigts en final, c’était un moment sublime et émouvant, pourtant très rythmé, comme toutes ses chansons.

Elle enflamme une dernière fois ses fans – à ce moment de la soirée, tout le monde est forcément devenu fan – avec Makeba, ses « ouh wi » en intro repris par tous, et tout le monde met les mains en l’air, tout le monde saute, tout le monde s’assoit. Tout le monde est transcendé, c’est tribal, c’est électro, c’est festif, c’est Jain.

ENORMISSIME ! MERCI, JAIN !

Violette

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