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Cet article est le numéro 5 sur 17 du dossier PDB 2017

Oui, on dirait que cette jeune pousse, ce jeune prince à la voix et au visage juvéniles, est sorti tout droit d’un conte de fées… mais comme on m’a demandé d’en parler sérieusement, je vais plutôt vous écrire un compte de faits.

Tim Dup, 22 ans, a ouvert hier soir le Printemps de Bourges 2017, tout seul, au milieu de l’immense scène du W, devant 6000 personnes. Derrière son clavier, de sa douce voix mais de ses basses électro bien présentes, il a susurré sa poésie à l’oreille des spectacteurs. Et le public de Renaud l’a applaudi très chaleureusement. La relève est là.

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Crédit photo Guillaume Souvant

 

A peine Tim était arrivé à Bourges que Songazine l’a rencontré pour une interview exclusive.IMG_1728

 

Songazine :  Bonjour Tim Dup, on est Songazine, un petit magazine culturel en ligne

Tim Dup : Bonjour !

S : Si je devais te présenter je te présenterais comme un jeune poète, artiste montant  de la chanson française. Et toi, si tu devais te présenter, comment le ferais-tu ?

TD : J’ai pas le recul pour me définir comme poète mais en tous cas, je suis auteur-compositeur-interprète et je fais de la chanson  française, mais avec beaucoup d’autres inspirations autour, il y a des bribes d’électronique et de hip qui s’insèrent là-dedans.

S : Pour coller un peu à l’actualité, je vais te poser quelques questions un peu politiques. Si tu étais candidat à la présidentielle de cette année, peux-tu imaginer quel slogan tu aurais choisi ?

TD : Je sais pas … pour reprendre Johnny : « de l’amour, de l’amour, de l’amour ».

S : Si tu étais élu le 7 mai, qui nommerais -tu premier ministre- à part Moïra Gynt ?

TD : Premier ministre, je nommerais… mes managers. Du coup ça ferait deux premiers ministres, y’aurait peut-être des conflits mais ils gèrent bien ce qui se passe autour de moi, donc ils géreraient bien la France.

S : Et en ministre de la culture ?

TD : Jamel Debbouze.

S : On va se plonger dans un monde utopique. Sans s’occuper de l’argent, quelles mesures prendrais-tu pour développer la culture en France ?

TD : J’essaierais de développer des centres culturels car ils existent déjà  en France, mais dans les quartiers défavorisés un peu moins, et j’essaierais de retrouver du lien social entre les gens. La musique et la culture, c’est un beau trait d’union entre les différentes cultures, les différentes origines donc quand j’entends qu’on baisse les budgets de la culture c’est un peu frustrant et même énervant car on dit que c’est un vrai levier d’action au quotidien.

S : Et pour l’Education, prendrais-tu des mesures particulières ?

TD : Déjà, dès le départ, donner les mêmes chances à tous les enfants, et appliquer la musique plus tôt dans l’enseignement.

S : Qu’est ce qui te touche le plus et que grâce à tes super pouvoirs de Président de la République, tu voudrais changer dans le monde ?

TD : Il y a pas mal de choses à changer. Peut-être déjà l’écologie. Changer de type de productions, de cultures, pour être plus respectueux de l’environnement, de la planète, des ressources, et ne pas demander plus de ressources à la Terre qu’elle ne puisse en donner, et puis il y a tellement de choses à changer… c’est quelque chose qu’on a tendance à mettre derrière mais tout est imbriqué, écologie, économie, démocratie, enseignement, tout ça c’est intimement lié et si on veut changer les choses il faut le faire dans un tout. Vaste programme donc, et c’est pour ça que c’est une élection à gros enjeux.

S : Prendrais-tu d’autres mesures concernant par exemple, les festivals comme le Printemps de Bourges ?

TD : Développer les festivals. Le Printemps de Bourges, je pense qu’ils  s’en sortent bien, mais je crois qu’il y a plein d’autres petits festivals émergents qui se lancent et qui ont plus de mal, donc c’est intéressant de soutenir des projets comme ça qui amènent la musique et la culture un peu partout en France.  J’insèrerais des chartes et des motions dans la constitution comme : on est obligés de s’aimer les uns les autres, de faire l’amour et d’écouter beaucoup de musique.

S : Donc dans la partie Education de ton programme, tu pourrais mettre l’écoute musicale quotidienne au programme ?

TD : Oui. Et surtout, les jeunes doivent écouter de tout, du rap, de la musique classique, en tous cas c’est ce qui m’a nourri dans mes influences, écouter beaucoup de choses. La musique est un langage et c’est intéressant à prendre comme ça.

Merci Tim Dup de t’être prêté au jeu de cette interview !

Violette

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