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Cet article est le numéro 9 sur 9 du dossier BEST OF 2017

BestOf_2017

Chaque année, le compteur tourne avec une célérité qui s’emballe et le rédac chef s’interroge… Après avoir fouetté certains chroniqueurs pour qu’ils rendent quelque chose à temps, après avoir reçu en express les textes des plus enthousiastes, il s’assied sur son fauteuil, relit tout le dossier « best of » et se prend à songer. Oui, le rédac chef est aussi un poil mélancolique, certains soirs. Heureux et fier de constater la largeur et la diversité des goûts de l’équipe, alors que le marketing musical aka « big brother » s’échine à laminer et poncer l’intellect mainstream avec une force décuplée. Que je t’aime in the supermarket ? NOPE.

Alors ce « best of 2017 » ?  Deux mille dix-sept, bigre, ça sonne encore science-fiction dans les oreilles des baby-boomers comme moi !

Asimov ou K. Dick jeunes auraient imaginé des musiques en intraveineuse ou en hologrammes cérébraux. On a même rêvé de concerts sur Mars et de vaisseaux multicolores.

La réalité est différente, on a des faux-vélibs verts pomme en vrac sur les trottoirs de Paris et des voies sur berges bouchées, Trump qui tweete et le pays de Voltaire qui marche, Kim Jong qui Prout et Bachar de combat, Daesh n’est toujours pas lessivé… c’est moins futuriste mais tout aussi inattendu. Relisez « le meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley » vous verrez que la dystopie, c’est maintenant.

Et avec ça, on a perdu Tom Petty, Fats Domino, Chris Cornell, Malcolm Young, J.Geils (vous vous rappelez du J. Geils Band ?) et notre inspirateur, notre papa Rock : Chuck Berry. (Je parle de ceux qui comptent pour moi).

Tempus fugit, et à force d’écouter chaque semaine 3 nouveaux albums, 4 remixes et 25 singles, on en perdrait presque l’idée de se replonger dans notre discothèque adorée.

Que reste-t-il d’un artiste avec le temps et comment figurer dans le « best of » d’une vie ?

J’ai parcouru mon best of 2016 : bonne nouvelle, je les aime tous et toujours, non rien de rien, je ne regrette rien, et vous aussi peut-être.

Pour 2017, j’ai choisi ce qui suit avec mes oreilles, mon affect et mes tripes, je sais en mon âme et conscience que ces œuvres risquent de passer le cap de l’année, voire plus. Où donc ? Dans vos oreilles, votre affect et vos tripes, mes amis, mes lecteurs, mes pairs et mes frères, mes amis et ma famille, tous ceux qui aiment aussi regarder en arrière et se souvenir des belles choses…

  1. DBFC : Jenks (solaire et réjouissant)
  2. Alex Lahey : I love you like a brother (vivant et éléctrique)
  3. Brome : Grand Bois (puissant et décalé)
  4. Destroyer : Ken (marquant et touchant)
  5. La Féline : Triomphe (beau et ample)
  6. Sonic Jesus : Grace (sombre et indispensable)

1 concert : At the Drive In à Rock en Seine (random punk et dingo)

1 interview : Orchestral Manœuvres in The Dark (futé et historique)

1 clip vidéo : Shadowplay, repris par Velvet Kills (sensuel et griffu)

1 chanson : I spent the day in bed par Morrissey (Morrissey et Morrissey)

C’est formidable, non ?

De nostalgie point, de regrets jamais, de l’amour de la musique toujours.

Big hug from the editor

Jérôme V. , paré pour 2018 et au-delà !

 

Dans le dossier :<< Matthieu’s TOP 2017 (non hiérarchisé)
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