Le Forestier Essentielles pochette d'album
Cet article est le numéro 2 sur 5 du dossier Une couverture un souvenir

Le rédac chef nous a lancé ce défi : une couverture, un souvenir.

Me voilà assise par terre devant mes cagettes à pommes repeintes pour faire office de CD-Thèque, à éplucher tous mes CD. Choisir une couverture… c’est choisir pour le graphisme, ou c’est choisir pour le contenu du CD ? Ah, celle-là, plutôt belle ! Mais bon, les chansons… bof.

Oh ! Mais oui ! Maxime ! Essentielles de Maxime Le Forestier ! Certes, la pochette n’a rien de particulier, une photo en noir et blanc du chanteur qui sourit, le titre d’une écriture manuscrite feinte… mais les 20 perles qui sont contenues dans ce petit écrin, on ne peut décemment pas passer à côté ! Et que de souvenirs qui remontent à la surface !

Pour moi, c’était l’innocence, la barbe de papa qui pique, les longs trajets en voiture qui bercent, les bagarres avec ma soeur, les cassettes audio, les chansons de Polnareff, les vinyles de Brel sur la platine au diamant abîmé qui fait des « prout, paf, pof » au milieu des phrases de la Valse à Mille Temps, les vacances en famille, et c’était Brassens, mon père qui chantait « Le P’tit Ch’val » avec sa guitare, qui par la suite fut cassée, parce que quelqu’un marcha sur le manche. C’était ma mère qui essayait de chanter et au bout de trois notes, finissait toujours par dire « je vais arrêter parce que je chante vraiment faux », mais qui n’en gardait pas moins de sensibilité littéraire.

Et c’était surtout la fondation de mon univers musical avec lui, Maxime Le Forestier. Dans ce Best Of, on commence le voyage à San Francisco, dans la « maison bleue adossée à la colline » (ça vous vient, là, vous avez envie de chanter avec moi ???), on goûte à l’exotisme d’Ambalaba, on philosophe sur la fin de la vie dans Je veux quitter ce monde heureux mais surtout… on s’émerveille de ce chef-d’oeuvre d’écriture et de composition qu’est Comme un arbre. Je ne résiste par à vous copier quelques lignes des paroles d’une de mes « chansonspréféréesdetouslestemps » :

« Comme un arbre dans la ville
J’ai la fumée des usines
Pour prison et mes racines
On les recouvre de grilles
Comme un arbre dans la ville. »
Ecologiquement brillant.
Les chansons de cet artiste, il faut les écouter à tous les moments de sa vie, on aura toujours l’impression de les redécouvrir.
Avec Maxime, j’ai fait la rencontre d’un Saltimbanque qui a tout compris à la vie et qui m’a, à mon tour, donné envie de jongler avec les mots.
Il a donc été démontré que, comme l’habit ne fait pas le moine, la pochette ne fait pas le talent.
Merci Maxime, le Grand.
Violette, nostalgique
Dans le dossier :<< Je me souviens de Frankie Goes to HollywoodUne couverture pour signature >>
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