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Cet article est le numéro 10 sur 13 du dossier Bilan 2016

Top 2016 :

1) Descendents – Hypercaffium Spazzinate

Retour en grâce des vétérans (et quasi-pionniers) du pop punk. Ça joue vite, ça joue bien, ça joue en urgence. Milo Aukerman n’a jamais chanté aussi juste, aussi varié. Variété, voilà le maître mot de l’album. Les morceaux furibards boostés au C4 (« Feel This ») côtoient sans peine des titres plus poignants (« Without Love » « Smile »). Et ce 6e album s’impose comme un des meilleurs des Descendents. Vous en connaissez beaucoup, vous, des groupes qui se permettent de sortir des buteries pareilles après trente ans de carrière ?

 

2) Bleached – Welcome the Worms

Bosser pour Tsugi a du bon : on découvre souvent de bien belles choses ! Suite à un « Ride My Heart » pas follement enthousiasmant, le trio angelin a resserré son songwriting pour offrir quelque chose de bien plus percutant. La rythmique ne faiblit jamais, et entre garage, pop punk ou juste rock au vitriol, ce deuxième album corrige tous les défauts de son grand frère, et enchaîne les perles avec une aisance presque insolente.

3) dälek – Asphalt for Eden

Oui, oui, un peu de hip-hop sur Songazine ! Mais pas n’importe quel hip-hop : MC dälek continue à donner corps à sa vision toute particulière du genre à la fois politique, enragée, comme un My Bloody Valentine qui serait né à Harlem. L’album est court, mais ne comporte presque pas de temps morts. Toujours aussi revendicatif, nanti d’instrus et de beats aux petits oignons, avec un flow qui n’a rien perdu de sa superbe.

4) Sabaton – The Last Stand

Attention, voici le moment « guilty pleasure ». Oui Sabaton c’est kitsch, oui c’est toujours la même chose, oui les mélodies de synthés auraient été jugées révoltantes même en plein cœur des années 80… mais putain, peu de groupes parviennent en un refrain et quelques riffs à vous donner une telle envie de brandir hallebarde et fléau d’armes pour décimer des légions d’ostrogoths. Absolument rien de nouveau à signaler sur ce nouvel album, mais l’efficacité avant tout. Et boudiou, pour ça, on est servi !

5) Death Angel – The Evil Divide

Je suis un peu emmerdé de mettre cet album en 5ème position d’un top annuel. Voyons plutôt ça comme une mention honorable. Death Angel était sur une pente dangereuse depuis un ou deux albums. The Evil Divide n’est pas l’album du siècle, mais il représente un sursaut salvateur et couillu de la part du groupe. Les riffs ont retrouvé du pep’s, l’agressivité est mieux dosée… encourageant et prometteur pour la suite.

 

Coup de gueule : Bloc Party – Hymns. On en a déjà parlé en début d’année sur Songazine, mais douze mois plus tard, aucun disque n’a représenté une déception plus grande. Le groupe de Kele Okereke a largué son batteur et son bassiste, et grand mal lui en a pris : c’est FADE. Et mou. Rien à ajouter. C’est moche, la vie, parfois.

Coup de cœur : Un coup de cœur live, la performance de Rage en première partie d’Hellowen en avril dernier. Chant au top, setlist finement concoctée, public très réactif, et un guitariste aussi motivé que souriant, et parfait imitateur du regretté Dio. Quand la première partie détrône la tête d’affiche…

Coup de fou rire : Confessions, le dernier album de Sonic Syndicate. Ou comment passer d’un metalcore à mèches pour Kévin, 14 ans, à une espèce de pop / rock à grosses guitares. L’album est tellement médiocre qu’il en devient fascinant, et on prend finalement une espèce de plaisir bizarre à l’écouter. Un peu comme au nanar au ciné, finalement.

Souhait le plus cher pour 2017 : Ah, ça tombe bien que le rédac’ chef  en parle, je voulais consacrer un article plus complet à ce sujet. Keep tuned ! Oui, je fais du teasing si je veux, non mais !!!!!

le rédac chef ne dort jamais !

le rédac chef ne dort jamais !

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