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Nous avions découvert Mika comme chanteur de l’enthousiasmant groupe de punk-hardcore toulousain This Life il y a quelques mois. Comme tout va très vite – la faute à internet, il paraît – à la seconde rencontre, il n’était plus chanteur de This Life mais guitariste d’un autre groupe de punk-hardcore, Living for Today et surtout protagoniste d’un one man band indie-folk, Unluckid. Ledit projet nous rappelait trop le très regretté Tony Sly ou son comparse de ballades à guitares, Joey Cape, pour que nous manquions l’opportunité d’une interview. Dans la foulée d’un premier album, « Cute songs for kind people », et d’une release party toulousaine, le protagoniste d’Unluckid a entamé une mini-tournée d’octobre qui commençait par Limoges (where else ?) pour s’achever à Montluçon. Il reprendra la route en novembre, après une petite pause boulot. Parce que le DIY, c’est aussi avoir à côté un vrai métier avec de vraies contraintes d’horaires et des jours de congés à poser pour s’offrir la chance de faire la musique que l’on aime plutôt que celle qui se vendra.

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Songazine : Tu peux nous présenter Unluckid ?

Unluckid : C’est un projet où je suis seul avec ma guitare et j’essaie de chanter. L’aventure a démarré il y a un an mais j’avais déjà eu un projet solo il y a quelques années. Chaque fois, c’est l’envie de se retrouver seul, de chercher des dates et de m’investir pour moi qui m’y ont mené. Une envie d’autonomie et de liberté.

 S : Ce n’est pas trop limité par rapport à un groupe ?

U : Etre seul, c’est plus intimiste. Ce n’est pas vraiment limité : sur l’album , j’ai invité des personnes à faire des voix ou des secondes lignes de guitares. Sur scène, je suis seul, il manque ces éléments mais j’aime bien ce côté folk, intimiste. Je trouve ça bien d’être seul. C’est un peu une épreuve pour moi parce que je suis assez réservé de nature mais c’est comme des gens qui prendraient des cours de théâtre.

 S : Tu te retrouves dans la démarche de Tim Barry ou de Chuck Ragan qui sont partis du punk-rock pour l’indie folk ?

U : Hot Water Music est un de mes groupes de référence depuis très longtemps, depuis le début des années 2000. J’assume complètement le parallèle.

 S : Tu as envie de continuer dans les deux styles, punk-hardcore et indie-folk ?

U : Tout à fait. C’est un peu les deux parties de ma personnalité, je suis d’un naturel assez calme mais j’écoute du hardcore et de metal depuis mon adolescence et je veux garder ce côté un peu plus tranchant.

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 S : C’est plus facile de tourner seul ?

U : C’est plus facile pour plusieurs raisons. D’abord pour les disponibilités, je me gère comme je veux. Au niveau du style, c’est plus facile de caser un gars seul avec sa guitare qui ne fera pas forcément trop de bruit. On connaît tous les problèmes de voisinage que peuvent avoir les cafés. C’est aussi plus économique. Avec un groupe, il faut louer un van, embarquer tout le matos. On va se poser plus de questions pour partir en groupe que moi tout seul avec mon véhicule perso.

 LienHenriette de Saint-Fiel.

Bancamp ICI

Dates de tournée :

10/11@Cav’bar (St Medard en Jalles, 33)
11/11@Périgueux (asso les thetards)
12/11@Veganethik (Capbreton)
13/11@Celtic Pub (Tarbes)
26/11@Lezarts Café (Valence)

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