rock in loft
Cet article est le numéro 4 sur 7 du dossier Francofolies 2017

On est arrivées un peu avant midi, un peu suantes aussi, pensant qu’on aurait raté le début, au musée maritime de La Rochelle, le lieu de rencontre de ce Rock in Loft édition 2017, au dernier étage de cet immense bâtiment, qui offrait un lieu parfait pour que tout le monde puisse profiter d’un spectacle en buvant un verre sans se donner de coups de coude – donc s’arroser de bière, champagne ou autres délices du genre. On a finalement été heureuses d’arriver à la fin des balances et de ne rien avoir raté, parce que la sélection des artistes et groupes était extraordinaire et surtout, il y en avait vraiment pour tous les goûts. Choisis ton paragraphe, choisis-en deux, ou trois, ou quatre… ceci est un live-report dont tu es le héros.

1) A toi, qui aimes la chanson, tu te serais délecté des chansons de Nirman, qui a ouvert le bal. Nirman, chanteur trentenaire qui m’a immédiatement rappelé Alex Beaupain (physiquement autant qu’artistiquement), décrit sa musique comme de la « pop atmosphérique hybride et organique ». Il y a du génie des paroles, il y a du dieu des mélodies dans ce Nirman. Tu peux te procurer son EP, Animal, ou le découvrir sur internet, par exemple ici, dans le clip de très beau titre Azzam David.

Cet artiste, tu vas en entendre parler dans les prochaines années, je te le promets. Retiens bien son nom. Nirman. En plus, il nous réserve prochainement un duo surprise (mais on ne te dira pas avec qui, parce qu’on a promis de tenir notre langue!), alors reste bien connecté !

2) A toi, qui aimes le bon rock anglais, je peux t’assurer que tu aurais vibré sur les titres de Lord Ruby. Dès notre arrivée dans la salle, on avait déjà repéré ces quatre gars par leur style vestimentaire de classe cinq étoiles (on a adoré le bassiste en kilt et chaussettes de laine !), mais dès les premières notes qu’ils ont joué, la seule chose qu’on a réussi à articuler c’est « mais c’est géniaaaaal ». Et je vous passe la description de nos visages éblouis, ébahis, ébaubis, ou plutôt « Hey, Bobby », car même s’ils sont lyonnais, donc français (je t’explique, aux cas où tu serais nul en géographie), ils chantent exclusivement en anglais, et c’est un peu normal, car le chanteur a grandi à Londres. Accordé au petit foulard de dandy et au kilt, c’est délicieusement british, même s’il se revendiquent « french and arrogants » (et franchement, on ne les a pas du tout trouvés arrogants, nous!). Pete Doherty et ses Babyshambles n’ont qu’à bien se tenir, les Lord Ruby sont en train de les détrôner.

(et quand on aime, on ne compte pas : )

3) A toi, qui aimes le rap, tu aurais kiffé Pihpoh ( moi je kiffe particulièrement son pseudo ! Je me suis d’abord demandé pourquoi ajouter des H intempestifs comme ça, j’ai mis du temps à capter le jeu de mots, et en fait, c’est génial ! Tu l’as, dis, tu l’as ? ). Un peu de soul, un peu de funk dans son rap hybride, même un peu de old-style parfois ( on s’est revues dans nos jeunes années, ça fait du bien ! ) . Pihpoh, rappeur bien prometteur originaire de Belfort a tout de même enregistré son EP avec les musiciens d’Oxmo Puccino ( steuplé quoi ! ), et on l’a vu faire des premières parties d’Iam, entre autres. En plus, il est culotté comme on aime : il a inventé un nouveau concept de websérie qui s’intitule « J’irai chanter chez vous », dans laquelle il frappe chez des inconnus et chante chez eux s’ils le laissent entrer.

4) A toi, qui aimes le blues, tu aurais profité du talent de Slim Paul. Ce bluesman, qui n’est autre que le chanteur de Scarecrow développant désormais un projet solo, nous a emmenés pour un roadtrip – même sans harmonica – au milieu d’un décor de western américain. Le blues, à son origine, chante des peines et des espoirs, ce qui lui donne un aspect sombre, mais Slim Paul le rend brillant. Une voix qui m’a immédiatement rappelée celle de Mat des Mountain Men, que j’adore (mais ça, peut-être que t’en n’as rien à faire)

5) A toi, qui aimes la pop ( et les belles blondes ! ), tu serais tombé sous le charme de Margaux Simone, une Lana Del Rey à la française. Juste ce qu’il faut de provocatrice pour nous intriguer à première vue, une voix douce et sensuelle, quelque peu mélancolique. On a senti une belle complicité avec ses musiciens, faite de « checks » avant d’attaquer le set et de petits sourires gratifiants, qui la portent à la perfection. Tu peux te rincer l’œil et l’oreille en écoutant sa très convaincante reprise de Blank Space de Taylor Swift ici :

6) Et à toi, qui aimes la variété française (au sens noble du terme, attention), tes yeux auraient pétillé autant que ceux de la belle Auren à la découverte de ses compositions. La jeune pianiste a fait quelques belles premières parties. Tu veux vraiment que je te les cite ? Non, mais après tu vas être dégouté de l’avoir ratée! Bon, allez… Elle a fait les premières parties de Chris Isaak, Michael Jones et Francis Cabrel. Une voix sans chichi, proche de celle de Rose, et des mélodies simples et efficaces, qui servent complètement ses paroles, voici Auren :

7) Et à toi aussi, oui, toi, là, qui adores l’électro-pop, on t’a dégotté le duo parfait pour assouvir tous tes fantasmes auditifs : Wyve. Une voix proche de celle de Ian Curtis, (tu sais bien, le chanteur de Joy Division ! ), lascive, langoureuse, qui invite à la détente. Pure, aérienne et classieuse, leur musique va te faire planer et t’envoyer en l’air en moins de deux. Et en plus, c’est esthétiquement superbe :

Le Rock in Loft Francos 2017 aura aussi été l’occasion de recroiser Louis Piscine ( déjà chroniqué sur Songazine ici ) venu découvrir de nouveaux talents, et rencontrer l’intrigant et sympathique allumeur d’étoiles qu’est Anoki ( page facebook ici ) , un chanteur rochelais à découvrir, en sirotant un très bon champagne.

Chapeau bas à Virginie et Carole pour l’organisation, encore une fois, c’était un fantastique Rock In Loft très haut en couleurs !

Violette, Lofteuse toujours « up » (seuls ceux qui ont connu les débuts de la télé-réalité comprendront ! )

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