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Cet article est le numéro 6 sur 9 du dossier Rock en Seine 2019

Attention, le titre de cet article est « prémonitoire ». Ou pas.

Rock en Seine, cette année, TOUT le monde y allait pour The Cure. D’ailleurs, de mémoire de festivalière, c’est la première fois qu’il fallait faire la queue jusqu’au milieu du Pont de St Cloud un vendredi. Ça ne m’était même pas arrivé un samedi, et encore moins un dimanche. Heureusement, un ami très bien intentionné m’appelle pour me proposer de le rejoindre dans la queue. Je le retrouvé in extremis. Au final : 15 minutes de poireautage à parler musique et comète croisée au Monténégro. Ma façon d’être VIP sans le bracelet magique.

Moi je n’y allais pas du tout pour écouter The Cure (si vous voulez lire une chronique un peu sur The Cure, c’est par ici). Je suis complètement passée à côté de ce groupe, née trop tard, je n’ai même pas tenté le rattrapage par la suite. D’ailleurs, j’ai même failli ne pas venir (à l’instar de 2018). Habituée à payer 99€ pour les 3 jours, je n’avais pas voulu prendre de pass dont le prix débutait à 139€ pour ce millésime. Par chance, connexion mentale avec zepass, synchronicité, j’ai trouvé le graal à 99€ un 24 juillet.

J’aurais bien écouté Alice Merton et Silly Boy Blue, mais travail oblige, je n’ai pu arriver que pour les belges Balthazar. Ils étaient programmés dans le cadre de la tournée Fever (4ème album). Pas de surprise, fidèles à eux mêmes avec la voix tellement reconnaissable de Maarten Devoldere et le violon omniprésent de Jinte Deprez. Si on aime la pop rock de Balthazar, on aura apprécié leur prestation scénique.

Sur la même grande scène est ensuite programmée Jeanne Added. Elle est accompagnée du Chœur Accentus. C’est très beau, c’est mystique. Ça commence même à me donner la chair de poule. Cependant, Jeanne, je préfère la voir dans l’intimité d’une salle, qu’en plein air.

Suit immédiatement Eels. Je suis une fan inconditionnelle. Je l’aime depuis sa première tournée. Pour moi c’est synonyme de premier concert à L’Olympia avec mes potes du lycée. C’est mythique. Je l’ai par la suite vu complètement déprimé au Enmore Theatre à Sydney. Je l’ai également vu en jogging trois bandes adidas. Il peut faire ce qu’il veut, je lui serai toujours fidèle. Et ce vendredi ils nous a tout simplement enchantés. La version réorchestrée de Novocaine for the soul était absolument méconnaissable et magnifique. J’avais un moment imaginé aller écouter Biche sur la scène île de France. Et bien ce sera pour une prochaine fois, car je n’ai pu m’extraire de la scène de la Cascade.


[Même ligne de basse mais les paroles déclamées de façon plus abrupte]

Arrive ensuite Robert Smith sur scène. Un peu par provocation, pour les raisons évoquées précédemment, pour soutenir les groupes qui jouent pendant les tètes d’affiche, et car j’ai l’esprit musical aventurier, je vais écouter le début du concert de Süeür. Le descriptif annonçait « Musique urbaine, rap, punk, basse, animalité ». Je m’y rendais donc pour le côté punk et animal. Malheureusement, cela ne m’a pas suffit. Une sale histoire de goût !
Je me dirige donc vers la Grande Scène et sa foule à rouge à lèvres habillée de noir. Je dois arriver pile pour les 45 minutes non adaptées aux non fans. J’entends Friday I’m in Love au milieu de tout plein d’autres chansons qui pour mes oreilles non aguerries se ressemblent toutes.

Lasse, je vais écouter Bagarre et suis contente d’arriver sur Béton Armé, d’entendre ensuite Claque le puis le nouveau morceau Kabyliefornie sur lequel je me suis dandinée en « révisant » Rock en Seine. Ce concert me réveille.

Évidemment, ça n’a pas raté, Robert (Smith, et non pas le photographe que l’on croise à tous les bons concerts parisiens) a décidé de jouer tous ses tubes après mon départ.
Qu’à cela ne tienne, j’entends Niemand, le tube de Kompromat, et vais me coucher. Car demain il faut être en forme pour les prochaines vraies catastrophes…

Charlotte Poul

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