One Rusty Band

 

Cette semaine, j’ai eu le plaisir de faire une interview avec les One Rusty Band. Et franchement guys, c’était génial !

Vous les connaissez sans doute déjà, le groupe de rock suisse est composé de Léa qui joue des claquettes et de Greg qui chante et compose. Ils ont annoncé la sortie de leur prochain album « Voodoo Queen », voici le lien de l’article si tu ne l’as pas déjà lu : http://songazine.fr/v2/one-rusty-band-voie-de-lalbum-voodoo-queen/

C’est parti !

Comment vous avez eu l’idée de créer One Rusty Band ?

Léa : On se connaissait déjà, moi j’étais de le cirque, Greg était ingénieur du son. Faire ce projet ensemble c’était d’abord un moyen pour nous de nous retrouver. À l’époque, j’étais dans le sud de l’Espagne et lui à Genève, on a donc tracé une diagonale pour se retrouver à Toulouse !

À quoi ressemblais vos débuts ?

Greg : On n’avait pas trop de sous alors, on s’est dit pourquoi pas exploiter la rue pour faire des spectacles. C’était cool parce qu’on faisait un projet ensemble, mais c’était aussi essentiel, vu que ça subvenais à nos besoins.

Léa : Moi je commençais tout juste les claquettes, c’était un sacré challenge. Mais j’avais déjà l’habitude de la scène, car je fais du cirque depuis mes 16 ans.

Greg : Puis très vite, après plusieurs spectacles on a eu des propositions de gens qui nous ont vu jouer dans la rue. On a pu faire des bars, des scènes, c’est cool.

Est-ce que le spectacle de rue vous manque ?

Léa : Ça fait trois ans qu’on enchaîne les scènes, les festivals, mais c’est vrai que le spectacle de rue ça nous manque.

Greg : Oui c’est clair ! Puis, le fait de surprendre les gens, la spontanéité, c’est marrant et super des deux côtés. Même sur scène ont travail énormément sur la partie spectacle, c’est un peu comme si la rue s’y invitait.

Comment avez-vous réussi à mélanger vos deux styles ?

 Léa : On avait vraiment envie de faire quelque chose ensemble, lui il ne voulait pas se mettre au cirque et moi à la musique, mélanger nos deux mondes était le parfait compromis.

Greg : Pour nous c’est plus que des claquettes c’est du « rythme and foot ».

On a essayé de jouer plusieurs sons directement dans la rue pour voir le rendu. Il y a un grand travail au niveau de l’assemblage des sons, mais on fait aussi de l’improvisation.

C’est vraiment un travail à deux.

 

Quelle est le plus grand challenge que vous rencontrez en étant différent ?

Léa : C’est surtout au niveau du langage, j’ai celui du spectacle et lui plutôt musical. C’est parfois difficile de réussir à comprendre ou l’autre veut en venir. Mais on s’améliore de plus en plus.

Greg : Au niveau de l’album c’était difficile de savoir ou placer les claquettes en tant qu’ingénieur du son, d’ailleurs Léa à également une Wash board, on joue avec des sons très différents et peu communs.

Comment avez-vous instauré cette décoration qui représente votre univers ?

 Léa : Ce n’est pas de la décoration à la base, chaque élément à son utilité !

Greg : Exactement, que ce soit le téléphone qui remplace le micro pour un son plus authentique et vintage, ou encore la grenouille sur la grosse caisse. D’ailleurs, pour l’anecdote, après avoir essayé pleins de trucs, dont des chaussettes, des gants, c’est avec une bande et une vielle lavette de mon enfance (grenouille) que j’obtenais le son recherché.

Sur votre dernier album « Vodoo Queen », quelle musique à le plus de « vécu » ?

Léa : Quenn, au début on s’est pris quelques belles taules en performant en public. On a mis longtemps à trouver le parfait créneau et maintenant, c’est l’une des musiques qui marche le mieux sur scène.

 

Derrière un look très artistique et bohème, on sent deux perfectionnistes du son et du spectacle qui travaillent sans cesse afin de continuer à vous impressionner !

 

Monia S

 

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