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Triple plateau de duos lors du concert du 15 février 2019 à la CLEF (78): 
 
TOOOD ouvre ce triple plateau de duos. IMG_7857_TOOD_CharlottePoulTOOOD (That Obscure Object Of Desire), c’est Astrid Karoual à la voix et Laurent Morelli aux machineset guitare, c’est planant et dark, à la croisée de la pop électro, du trip hop et de la coldwave. Le set s’ouvre sur un premier morceau qui nous fait penser à The Kills, en version française. 
Il se poursuit par un mélange de chansons dans la langue de Shakespeare et dans la langue de Molière, portées par une voix claire et une chanteuse très ancrée dans la terre. Le set se termine sur une belle reprise de « Missing », tube de 1994 du duo britannique Everything but the Girl.

 

IMG_7952_2_T_Otzeki_CharlottePoulLa soirée se poursuit avec le très énergique duo britannique Otzeki composé des cousins Joel Roberts (claviers et arrangements) et Mike Sharp (chant et guitare) qui nous offrent leur dance rock électronique.
Ils avaient déjà marqué de nombreux esprits lors de leur prestation à Rock en Seine 2018, et en première partie de plusieurs concerts de Her en 2017 et 2018.
La voix du très charismatique Mike couvre un très large spectre sonore allant de l’aigu sur « Falling Out », au très grave sur « True Love ». Il aime le contact avec le public galvanisé d’où il puise une énergie folle, qu’il lui rend au quintuple. A plusieurs reprises il descendra dans la fosse pour danser avec le public et montera même dans les gradins pour faire un véritable show sur « True Love » avec distribution de quelques accolades au passage, assurant l’augmentation de la production de dopamine et ocytocine dans la salle. C’est un de ces groupes qu’il faut absolument voir en live pour capter toute sa générosité et sa puissance qui sont insoupçonnables lorsque l’on écoute l’album.
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On sent le public heureux, la foule ondule, plane, c’est vendredi soir, on commence à se détendre de la semaine.
Le set finira sur une reprise de « Where did you sleep last Night », un classique de la chanson folk américaine des années 1870, et qui fut plus récemment popularisée par Nirvana en 1993. C’est l’occasion d’un ultime bain de foule pour Mike. Les boissons volent. Personne n’est « Sorry about the Carpet » de la salle.

 

Le troisième duo et tête d’affiche, Agar Agar, est composé d’Armand Bultheel (machines et clavier) etIMG_8098_AgarAgar_CharlottePoul Clara Cappagli (voix puisante et sensuelle, et machines) découverte électro disco pop addictive de 2016, et fans de musique répétitive.
Clara est très à l’aise sur scène, c’est un vrai clown expressif qui enchaîne les mimes et les grimaces. 
Le set commence par « Aquarium » avec une orchestration ralentie et décalée. Ça déroute, ça interpelle, ça attise la curiosité du public. On enchaîne avec « I’m That Guy », « You’re High » puis « Prettiest Virgin » qui se dote d’une intro latino. Vient ensuite « Sorry about the Carpet », single de leur premier album The Dog and the Future sorti en 2018. C’est sur ce morceau IMG_8106-2_AgarAgar_CharlottePoulque se dévoile la scénographie de cette tournée : 4 grandes figurines blanches se gonflent sur scène.
Sur « Shivers », morceau très dark et downtempo, les artistes sont dans une quasi pénombre, et des motifs, à l’instar d’un bandit manchot, sont projetés sur les corps gonflables. Clara demande ensuite au public de hurler comme des loups pour lancer « Fangs Out ».
Le public s’en donne à coeur joie. Puis suit « Monkey Jungle » et enfin arrive « Ciudado, Peligro, Eclipse » qui était très attendu par le public. Le morceau part en trance.
Le set se finit par ClaraIMG_8126-2_T_AgarAgar_CharlottePoul surmontée d’un couvre chef en essuie-tout, nous chantant « Requiem », une petite berceuse, si tant est que l’on fasse abstraction des paroles. 

Le public est repu, il n’est que 23h41, mais on a l’impression qu’il est 3h du mat’, que l’on est à un festival en plein air, au milieu d’un bel été.

 

TOOOD

TOOOD

Otzeki

Otzeki

Otzeki

Otzeki

Otzeki

Otzeki

Agar Agar

Agar Agar

Agar Agar

Agar Agar

 

Textes et Photos : Charlotte Poul
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