francofolies
Cet article est le numéro 5 sur 8 du dossier Francofolies 2019

Alors que la fatigue se fait déjà bien ressentir, il faut continuer à assurer pour vous raconter nos aventures musicales et ensoleillées.

Retour sur le troisième jour des Francofolies :

A 15h tapantes, nous avions rendez-vous avec Di#se, le prodige du rap français. Découvert au Chantier, gagnant des iNOUïS, il est le phénomène urbain actuel à ne pas lâcher.

Di#se nous capte avec ses proses réalistes à coups de rythmes rapés, ses instants de vie contés et racontés avec des mots ciselés, aigus, affûtés et tellement justes.

Avec un nom pareil, on lui souhaite de toujours de prendre de la hauteur pour arriver très haut !

 

Comme elle le dit elle-même, Yseult n’a plus rien à prouver. Artiste confirmée, engagée et décomplexée, la diva entremêle rap, pop et électro à des textes bruts pour sortir des morceaux chargés d’émotions, un brin planants.

En tant qu’Yseult, on lui souhaite d’accéder elle aussi au mythe.

 

On continue la série des voix sublimes avec Roni Alter. Artiste israélienne engagée, ses titres sont porteurs d’une mélancolie profonde, clairement amplifiée par sa voix d’ange. Même si les textes sont durs – elle dénonce des faits graves comme le harcèlement -, on est tout de suite séduit par ce spleen musical.

 

On enchaîne ensuite avec Lomepal et son franc-parler. Posés sur des beats harmonieux et mélodieux, ses textes sont drôles et bien ficelés, d’une folie et d’une mélancolie propres au rappeur. Lomepal transcende par son honnêteté mise en poésie ; de quoi montrer que le rap n’est pas toujours agressif et que les sujets peuvent être aussi riches que variés.

 

Pour finir la soirée en beauté, IAM a enflammé la scène avec son orchestre symphonique. Pour les vingt ans de L’école du micro d’argent, nos marseillais préférés ont fait les choses en grand et n’ont rien perdu de leur fougue de jeunesse. Le show était dinguissime et chaque chanson a été comme un come back aux adolescents qu’on a été.

Hier soir, à La Rochelle, on était tous nés sous la même étoile.

Anne-Laure, rapisée pour l’occasion

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