Sex_Pistols 740
Cet article est le numéro 3 sur 7 du dossier Punk TPE élèves Première

« La musique a toujours été l’un des moyens d’expression privilégiée des innovateurs, des iconoclastes, des révolutionnaires, des anarchistes, des purs, des empêcheurs de s’embourgeoiser en rond. Elle révèle et reflète les avancées culturelles, les changements de mœurs, les mutations de la société. Elle exprime les idées d’un tas de contestataires. » dixit Bruno Blum écrivain et musicien du XXIe siècle. Ainsi, la musique apparaît comme essentielle a tout mouvement de contre-culture ; les punks n’échappent pas à la règle. La musique devient le fer de lance de leur irrévérence.

Guitare électrique, basse, batterie, voix stridente et nasale tout droit sortie des garages punk, ils font résonner dans leur micro des accords simplistes, des textes courts, amplifiés par des effets empruntés au psychédélisme envoûtant d’Hendrix. Cette brutale monotonie aux rythmes répétitifs est caractéristique de la musicalité, ou plutôt de l’absence de musicalité du rock Punk. Mais comment traiter le mouvement punk sans évoquer un des groupes les plus mythiques de cette période ? Aujourd’hui, le nom des Sex Pistols est intrinsèquement lié à celui du mouvement tant leur style de vie excessif et leur musique provocante ont laissé une trace indélébile dans le répertoire des 70’s. Composé à l’origine de John Lydon (guitariste), Steve Jones (batteur) et Glen Matlock (bassiste), qui sera en 1977 remplacé par le très controversé Sid Vicious, le groupe n’était à l’origine qu’une bande d’amateurs qui jouait pour tous ceux qui voulaient bien tendre l’oreille, que ce soit dans des squattes, sur la minuscule scène d’un pub de quartier ou sur les trottoirs londoniens.

Portés par les vents contestataires venus d’Amérique, ils gagnent en notoriété et créent des émules parmi les amateurs de musiques alternatives. Dès les débuts du mouvement anglais, ils s’imposent en chef de fil et façonnent le mouvement punk à leur effigie. Véritables avant-gardistes ils n’ont pas seulement inspiré un style vestimentaire ou musical à des milliers de jeunes, ils ont transmis une attitude et une pensée.

Auteurs de seulement quatre albums, ils font pourtant la une des quotidiens les plus emblématiques de la capitale. Les Sex Pistols ont, à de très nombreuses reprises, fait couler l’encre : possessions de drogue dure, ébriété sur la voie publique, voie de fait, insultes à agents, bagarres, John Lydon a été à de nombreuses reprises placé en détention et Sid Vicious a même été suspecté jusqu’à sa mort par overdose du meurtre de sa petite amie. Le groupe a vécu cinq années de démesure ponctuées par des orgies et une quotidienne provocation qui leur a valu de voir bannir des ondes leur single phare « God Save The Queen », symbole de leur crime de « lèse-majesté ».

Il ne faut pourtant pas croire que derrière cette apparente anarchie et ces nombreux concerts annulés, le groupe se lassait aller au jeu du laisser-faire laisser-aller. Paradoxalement, il gravitait autour des Sex Pistols une multitude de superviseurs à la mécanique bien huilée et qui ne perdaient jamais de vue le profit qu’apporte la musique. Malcom McLaren, le manager du groupe, avait sous ses ordres un spécialiste en art visuel, un styliste, un performer et gérait une boutique de produits dérivés. Les actes répréhensibles qu’effectuaient si souvent les Sex Pistols ont généré une multitude de rubriques et d’articles, autant de publicité gratuite qui a permis aux membres de vivre confortablement leur vie de rock star.

Ainsi les Sex Pistols ont-ils engendré et influencé des groupes, et des styles musicaux comme le punk rock, le thrash métal et le rock alternatif et au-delà de ça, ont remis en cause les codes de la musique contemporaines.

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La célèbre interview sur la BBC qui mit le feu aux poudres

 

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