Francos 26 @Elia Thomas
Cet article est le numéro 5 sur 5 du dossier Francofolies 2026

Dimanche 12 juillet, place aux hommes – et pas des moindres – pour cette troisième journée des Francofolies de La Rochelle !

Direction la grande scène Jean-Louis Foulquier pour applaudir le gratin francophone. La crème de la crème.

Francos 26 @Elia Thomas

Bon ok, j’avoue tout. Le rock et moi, ce n’est pas une grande histoire. J’aime pas ça. C’est trop pour mes oreilles. Ça pique, ça crie. Ça saigne parfois. J’ai essayé vraiment, mais je ne m’y retrouve pas. C’est comme ça.

Mais là, avec Skip The Use, je dois dire que c’est différent. Déjà parce que je connais les morceaux (ok boomeuse), que les messages me parlent et aussi parce que l’ambiance est dingue.

Les excités de Mat Bastard, c’est quand même des incontournables. Des explosifs. Ils sont pas là pour rigoler. 

Sur chaque morceau une énergie brute, un espoir incandescent. Et trois mots d’ordre : réveiller les corps, les voix et surtout les consciences.

Mon style à moi, c’est Gaël. Gaël Faye. Le poète, le conteur, l’auteur, le chanteur (et oui, rien que ça). Et tellement plus.

Avec lui – et ses musiciens, me voilà aspirée dans un univers littéraire où la mémoire côtoie les émotions, l’Histoire d’exil et d’enfance et la musique rap, formant un mélange unique de poésie, de mots justes et reconnaissable entre tous : des textes forts, chargés d’héritage et de confidences. Un extraordinaire voyage interculturel et intergénérationnel, où le mot est juste. Où le mot percute. Où le mot transperce.

Et puis, il y a Orelsan, le populaire. 

En plusieurs chapitres sur fond d’animations et de lumières, nous fuyons la foule et son agitation, nous nous exilons dans sa maison du Japon, nous nous mesurons à Orelsama, l’alter ego maléfique et nous combattons les yokaï, ces êtres folkloriques japonais.

Entre tracks du dernier album et tubes planétaires, Orelsan enchaîne, et la foule se déchaîne. Encore une belle mutation du rap français vers des morceaux générationnels qui font plus que sens.

À eux trois, ils ont dessiné l’une des soirées les plus rythmées du festival, entre puissance populaire, narration intime et énergie scénique.

Anne-Laure, complètement wahou. 

Dans le dossier :<< Les Francos J-4 ou la puissance de la voix
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