DBFC crédit photo Chris Almeida

Mai 2017, l’hiver cette année a décidé de durer 8 mois et 3 semaines à Paris.

La capitale est balayée par un vent terrible, le froid s’attarde depuis Noël, la pluie tombe comme en Amazonie et le gris est la couleur standard du ciel.

Une vague éclaircie vient nous narguer parfois, brève et instable comme une marguerite arrachée du sol, sincère comme un Brexit, aussi honnête qu’un élu à sourcils de la Sarthe (c’est dire !) …

Mais rien n’est perdu, car je viens d’écouter 5 fois de suite le formidable LP, Jenks de DBFC ! Décapotez l’Alfa Roméo, servez le Spritz, mettez les lunettes de soleil, on est en vacances avant l’heure et ceci sera l’un de mes disques de l’été. Il sort le 2 juin, youpi !!

Un rayon de soleil frais et joyeux, avec un poil d’ironie que cet album. Voix éthérées, nappes de synthés, séquenceurs en action et patterns carrés, mélodies sucrées : un cocktail genre banana split avec des additifs pas légaux. On est bien, on est bien…

La chanson éponyme, puis Bad River sont colorées, un poil rock et entraînantes, puis on passe à du marrant avec Disco Coco, tube potentiel et pince sans rire : well done les DBFC ! In The Car prend de l’ampleur et du style, un peu mystérieuse, puis on accélère depuis les 80’s avec The Ride et on claque des doigts, face au Bassin d’Arcachon qui vient de remplacer le quai du RER A sous vos yeux ébahis. Magique.

Et puis vient New Life : parfaite pop synth song, petit bijou entre Air, The Cars et je ne sais pas quoi, mais je chante ho ho ho avec les chœurs. Si les radios ne passent pas celle-ci en boucle…

Autonomic est robotique et douce à la fois, encore du velours serti de boîte à rythmes. Avec Staying Home, je pense aux Beach Boys qui auraient piqué un tube de valium à leur papa et contemplent les vagues, écrasés sur leurs planches de surf, sourire aux lèvres. Sinner plane aussi, et vous êtes alors totalement relaxé.

Conclusion ? The Rest Of The World décolle lentement, nous amène sur un nuage rose et bleu… 9 minutes et demi pour planer.

Des disques, j’en reçois, j’en écoute, j’en chronique. Celui-ci, je l’aime !

Jérôme «summer boy » V.

JENKS album DBFC

 

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