GoodBye

Pfff moi je suis triste.

Si Songazine existe, c’est un peu grâce à vous. Merci aussi Bernard Lenoir, Michka Assayas, JD Beauvallet, Rock and Folk et le Phil Man, et je passe tous les fanzines mal tapés mais si vivants et pleins de rage ou d’admiration.

Je fus abonné longtemps, très longtemps. C’était bien, c’était la musique que j’aimais et que j’aimais partager.

J’ai tenu bon, malgré la diminution des pages consacrées à la musique, fondant comme la banquise sous les ours blancs et se retrouvant à la fin du canard, juste avant la sortie…

Les envahissantes colonnes pseudo-politiques genre l’Express ou l’Obs, vos coups de gueule j’avoue que non, non, non je n’en lisais pas une ligne et les trucs de mode pour hipsters tout maigres, gloups. Mais je m’accrochais encore ; slalomant entre deux pubs en quadri pour les CSP ++.

Un jour je me suis avoué que je ne lisais plus grand-chose depuis quelque temps, vs. l’ancien appétit où chaque page était dévorée. Soyons lucide, ce magazine ne m’apportait plus ce plaisir de découvrir des musiques, des groupes, des frissons. Calme plat et marketing triomphant ? Il faut tourner la page, chantait Nougaro (qui lui était parti à NYC se relancer).

Je suis resté abonné juste pour le CD sampler mensuel.

Enfin j’ai aussi vu des noms façon Fun Sky Radio (« Beyoncé » et « Rihanna » whaaat ?) en couve et je me suis désabonné, traquant encore parfois des articles musicaux pointus sur votre site, de temps à autre, mais Gonzai, Trax, Tsugi, The Drone et d’autres ont pris le dessus. Juste fidèle à JD et aux souvenirs.

Mais avec vos petites histoires caca-pipi-Morandini c’est le fond de la fosse des Philippines qui est atteint. C’est sordide, ça sent le Gala moisi, le Voici abandonné chez le coiffeur, le remugle de vomi ou de WC de gare routière. No fun. Est-ce que cela fait vendre ? Peut-être.

Dans un journal qui interviewait New Order cela me fait un peu mal. Mais alors, laissez new ordure de côté !

Triste, c’est tout, je suis (purée, je parle comme Yoda tout à coup !)

Jérôme « comme le lecteur de Bourganeuf » V.

 

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