(photo : waiting for the next Beatles album)
Certains groupes pondent un album tous les 1 ou 2 ans, parfois de qualité variable, quand d’autres enfilent la sortie de chefs d’œuvre comme un Kenyan des records pour le marathon. Mais les Zappa ou King Gizzard and the Lizard Wizard ne sont pas légion et nous ne disposons que de 24 heures par jour, et encore, pour écouter tant de bonnes musiques.
Pour d’autres, il y a des gros hiatus, des méga-pauses, des accidents de parcours ou de santé, des breaks longs longs longs et les fans se posent des questions, sont parfois dans le doute (mais restent fidèles… enfin, les vrais !) ; pas vrai, cher Robert Smith, hmmmmmmmm ??
Que se passe-t-il pour Songazine et son petiot cœur de rocker sensible, à ce niveau ?
Social Distortion, 15 ans ferme
Ouf ! On l’attendait et voici Born To Kill de l’un de nos groupes « fétiches » : Mike Ness et ses fidèles artificiers électriques.
Il faut dire que Mike a été (fort) malade et qu’il a enchaîné des centaines de concerts, et qui sommes-nous pour lui reprocher quoi que ce soit ? A un vieil et bon ami qui a échappé à la faucheuse, est-il possible de faire la tête ?
Alors : écoute de l’album (intégrale et multiple).
On ne sera guère surpris ni du son, ni des mélodies et ces 11 titres ne vont pas révolutionner le punk rock. Cependant c’est toujours excellent dans le genre, nous fait bouger en cadence, sans hésiter, et monter le volume. La voix de notre héros a survécu aux épreuves et (question) reste-t-il un endroit de son corps non tatoué ?
Evidemment, tout cela fonctionnera à plein régime en concert, nous serons heureux et complices, avec une setlist qui sera pimentée des grands « tubes » de Social D.
Les chansons sonnent bel et bien comme on l’attend, elles passent parfaitement dans les tympans des aficionados dont nous sommes. Râleurs, trolls et rageux passez votre chemin.
Yes, pour la reprise abrasive du « Wicked Game » de Chris Isaak qui fonctionne fort bien.
Bref, Social D. on vous a aimé, on vous aime et on vous aimera : long live punk and roll.
Editors, 3 ans et des… ce n’est pas si long, mais bon !
Un groupe que l’on aime ici beaucoup également, dans un style indie post punk très mélodique, dont le chanteur Tom Smith -à la si belle voix- a récemment sorti un très bel album.
Le single Call It In est sorti et nous met l’eau à la bouche et nous rappelle leur talent réel. Nous tapons du pied, à la fois pour battre le rythme et montrer que nous désirons la suite !
Sexy Sushi, 20 ans après !
Je cite leur CP : « Nous avons aussi décidé de sortir sur toutes les plateformes notre 1er disque « Ça m’aurait fait chier d’exploser » enregistré en 2006. Il sortira le 5 juin 2026, Il nous aura fallu seulement 20 ans. C’est bien. Bravo. En premier lieu sort aujourd’hui le single « Estafette », un morceau sur une voiture pratique. »
Sexy Sushi demeure inoxydable en matière de vraie punkitude trash électro provoc bien assumée et sont vraiment actuels : yeeepppeeee !
Mais Victorine, c’est pour Septembre…
L’album Note de Frais de notre chère Victorine, une artiste pop fluo qui n’a jamais froid aux yeux, que l’on suit depuis plusieurs années ?
Double casquette d’une pétillante parisienne, qui est à la fois agente d’artistes le jour (aka Caroline Voisin), et qui devient une bête de scène la nuit. Humour, disco spirit, esprit fin et « in », paroles qui ont du double sens et de la pertinence sont au rendez-vous. Notre amie a échappé au vilain crabe (comme Mike Ness précédemment cité) et on lui souhaite le succès. La voilà en plein boum, les singles et collaborations s’enchaînent ;
D’ailleurs ses amis, partenaires, fréquentations et complices ne sont que des personnes formidables. Entre autres : Kim Giani (le génial), Carmen Maria Vega, Mathias Malzieu et Yan Wagner que nous avons récemment interviewé.
A la rentrée vous l’aurez, les amis, et pour s’échauffer au sens propre comme au figuré, voici des tapas épicés grâce aux 2 EP ‘Escalier C » et « Chausson Pop » qui viennent de sortir.
On recommande et on sera (presque) sages jusqu’en Septembre.
Depuis que The Jam s’est dissous…
It was a joke…allez, the Molotovs nous ramènent dans le présent bien actuel en évoquant un passé aimé et que dire sinon qu’on est contents, en fait. Jeunes et jolis, British et doués, ce sont Matt Cartlidge (19 ans, chant/guitare) de sa sœur Issey (17 ans, basse), qui propulsent un bon rock qui sent le mod et la chouette pop électrique made in UK. Pas besoin de se languir, de perdre son temps, de laisser filer les pages du calendrier : c’est ici et maintenant qu’il faut les écouter et aller les voir en concert.
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Jérôme « all things come to those who can wait” V.
PS : et on ne peut que saluer la laideur calculée et bien remarquable -on dirait du Francis Bacon sous XTC, bien joué !- du nouvel album des Rolling Stones, nos très chers piliers culturels et émotionnels, que l’on écoutera bien entendu avec amour (Foreign Tongues)







