Un album de 1987 du mythique groupe Cabaret Voltaire, aka Code, est réédité remasterisé, et sort chez Mute/ [PIAS] (des labels 5* que l’on aime beaucoup, cela va sans dire). L’occasion de reparler de ce groupe toujours en duo ou trio (variables, avec des musiciens guests) et qui a sans broncher vécu une ère « industrielle », une ère « électronique », une ère « techno », s’est séparé, reformé, déformé et se voit déjà dépasser ses 50 ans d’existence ! Riche discographie, moult remixes et raretés, c’est un drôle d’univers pour qui veut s’y plonger.

Pourquoi évoquer ce groupe et le porter à votre attention ?

Fichtre ! Mais c’est un groupe assez « culte », connu des amateurs éclairés, qui a influencé énormément de musiciens, de New Order à Trent Reznor, en passant par Matin Gore et Bauhaus, étant eux-mêmes marqués par les grands Kraftwerk, le Velvet Underground, Can et Neu!

Warum ?

Cabaret Voltaire, from Sheffield UK, nous propose de fait depuis 5 décennies une musique synthétique originale à base de machines et d’idées fortes, apparemment sombre, rythmée avec une régularité irréprochable de métronome atomique, pleine de beeeps + skouikks et de samples chelous, avec un chant bizarre mais accrocheur oscillant entre la comptine, la répétition têtue le psalmodié, le confidentiel ou le murmuré. On écoute, on ne bronche pas trop… Toujours étrange, jamais banal le « son » de Cabaret Voltaire plaira à ceux qui adorent le glacial qui réchauffe le cœur, le congelé qui donne parfois envie de danser, mais sans sourire, et le froid des courants d’air d’hiver. BRR.

Pour revenir à l’album Code, il rentre bien dans toutes les cases énoncées ci-dessus. 9 morceaux qui avancent avec rigueur et sans jamais se retourner, offrant un visage de marbre et une ambiance de rêve étrange, en noir et blanc. A la fois puissant et calme, comme un tsunami filmé au ralenti. A écouter par exemple lors d’un long voyage, en regardant par la fenêtre et se disant que le premier jour la fin du monde pourrait avoir une telle B.O.

En attendant, enjoy life, rafraîchissez-vous avec Code de Cabaret Voltaire !

Jérôme « Sensoria pas le feu » V.

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