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Aiguisé comme la lame d’une arme blanche, mordant comme un petit matin d’hiver glacial, déstabilisant comme une conscience qui doute, flagrant comme un délit, Police titille vos nerfs.

Hugo Boris vous met en joue, vous menotte et ne vous lâche plus jusqu’au point final de son roman, qui vous désarmera jusqu’à sa conclusion.

La police, c’est la loi ! Même quand elle est mal faite et qu’elle déraille ?

Voilà la question qui s’agite aux confins de son esprit et que Virginie ne devrait pas se poser. Mais qui s’impose et tout bascule.

Flic mais pas aveugle.

L’âme d’un flic est malmenée au quotidien, le gilet pare-balles finit toujours par frotter aux entournures. On sait pourquoi on fait se boulot, on ne sait plus pourquoi cela finit toujours par bousculer l’autre vie, celle de la fin de service. Quand on est flic, on l’est jour et nuit, on l’est même à la maison, on l’est jusqu’au fond de son lit.

Virginie, belle de rage, met le feu aux poudres et embarque ses co-équipiers de gré et parfois de force dans cette aventure où se côtoient l’autorité à tort ou à raison, la loi envers et contre tout, la peur de la mort, la peur de la vie aussi.

Aristide le beau gosse musclé, plus malin en vérité que ses blagues potaches, met sa carrure aux services des opprimés. Erik, lui, pense à ses vieux jours sans pour autant lâcher prise. Contrairement aux deux fougueux qui s’asticotent dans la voiture, il a trop conscience de ce qu’ils encourent à enfreindre les règles et enrage de ne pas briser ses chaînes avec autant de conviction qu’eux.

Tout ça pour une mission exceptionnelle hors de leur périmètre : un tadjik qu’il faut reconduire à la frontière.  Tout ça pour une enveloppe kraft officielle qu’il ne fallait pas décacheter, contenant des détails qu’il ne fallait pas lire.

C’est marqué quoi, là, sur mon plastron ?

P.O. L. I. C. E., bordel !

MD, dans la ligne de mire

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