Velvet Kills

Must see ! Vous devez contempler cette reprise extrêmement sexy de la puissante chanson Shadowplay de Joy Division, illustrée par un clip simplissime et contrasté qui vous met une petite claque brûlante. On regarde, on écoute, on regarde encore.

Ombre et lumière, corps et bouches, moiteur d’un concert secret, quelque part dans un endroit connu des seuls initiés.

Bien sûr, Joy Division, pour ses adorateurs, c’est un domaine inatteignable, une chapelle laïque, un mausolée que l’on visite toujours en silence, plein d’émotions et de souvenirs forts. S’y aventurer pour repeindre l’endroit, redresser les croix ou remettre des fleurs dans les vases gris de la poussière du temps, ce n’est pas donné à tout le monde : ce groupe, Velvet Kills, n’hésite pas à briser le marbre froid de la pierre tombale et y mettre sa touche de vie ressuscitée. Duo dark, séduisants comme des démons, nous en reparlerons bientôt, mais cette reprise est à signaler dans le tableau exigeant et déserté de celles qui tombent pile poil.

Et ceci, avec le respect calme et la détermination pleine de culot  nécessaires à une telle expédition sonique, comme marcher sur des braises en lévitation, à savoir ne jamais se faire mal mais risquer son âme à tout instant.

On pense à Mona Soyoc, of course, on pense à Ian Curtis qui doit adorer ça, perché sur un nuage gris au-dessus de Manchester. On pense à la jeunesse, à la folie, à la mort. To the center of the city, waiting for you…

Coup de chapeau noir à Velvet Kills. La flamme de la division de la joie ne peut pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Jérôme «living in the eighties » V.

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