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(Toutes les photos utilisées ont été validées pour libre affichage par Rock En Seine)
Joie avérée de revenir au festival préféré des franciliens. Une étrange émotion me saisit toutefois ;
Après un été atroce et brûlé, des news infernales, la promesse d’élections présidentielles étouffantes et la perspective annoncée d’une planète en perdition, assaisonnée aux pesticides et parée à la guerre des drones, c’est d’être dans un lieu et un moment hors du temps et uniquement destiné à passer quelques heures entre parenthèses.
Où peut-on écouter à pleins tubes du vrai et bon rock, avec de vrais musiciens et sans auto-tune ni chansons en plastique faites par IA, croiser un public qui vous ressemble, parler avec des étrangers qui connaissent, par cœur, les mêmes musiques rares que vous, manger comme boire n’importe quoi n’importe quand ? Ajoutons que l’organisation est carrée, la sécurité discrète, le catering de choix et la signalétique impeccable.
Ce vendredi, youpi, la pluie ne fait pas de claquettes, le soleil ne mord pas, une brise légère rafraîchit nos poumons : merci madame météo.
Je me laisse donc emporter par un bon carpe diem, mange un gros hot dog au fromage, parle 20 minutes de Fad Gadget, Southern Death Cult et de Glastonbury avec deux anglais affables et connaisseurs, regarde indéfiniment le défilé des t-shirts bariolés qui énumèrent quasiment toute ma discothèque. Simplement et béatement.
Rock En Seine veut gagner des sous et on ne lui en voudra pas, malgré la pinte de bière de 45 cl -servie en vrai avec 43 hmmm hmmm-, des sponsors partout qui apportent de la couleur et des rafales de stands, ma foi, pas vraiment méchants. Les pneus rouges sont remplacés par les voitures du peuple made in Wolfsburg, allez roule.
Seul point qui épuise le badaud : une foule (gentille) très très dense dès 18 heures, il faut être en réelle forme physique pour suivre un tant soit peu un programme établi.
Bref, se plaindre ou râler serait de très mauvais goût. Enjoy !
Quatre concerts vus (14.000 pas, 2 litres de sueur, de belles courbatures ce matin)
Biffy Clyro, chaleureux et énergique
We are Biffy « f*ckin’ » Clyro, crie le chanteur à la fin du set. Un rock complexe, élaboré, tout en étant mélodieux et agréable. De la musique puissante, dont les Brits présents reprennent en chœur les paroles. Quand on pense à des musiciens qui se donnent sur scène, ils en font partie !
Wet Leg, la pêche pop
Toujours agréable d’écouter ces garçons et surtout filles pleines de vie. On commence à bien les connaître et les apprécier. La chanteuse reste une pile électrique infatigable.
Black Keys, une masterclass blues rock
Une fois encore on peut se dire : ok les ricains en matière de musique du diable, ils sont number 1 ! Quelle maestria, quelle puissance et quel savoir-faire.
Le duo est accompagné de 4 autres complices dont un guitariste époustouflant (aka Little Barrie). Une reprise étoffée de « I Wanna Be Your Dog » fait bien plaisir.
L’impression que le set a duré 10 minutes, et hop on entame une loooooongue marche vers le concert suivant.
Franz Ferdinand, perfection pop en stock
Non seulement sont-ils élégants mais ils jouent vite, bien et fort. Kapranos parle très bien notre langue, communique sa joie d’être là et ils enchaînent des perles sur-vitaminées. Ces types sont excellents, le mot est ici 200% justifié.
Et je rentre doucement, pendant que le grand Nick Cave démarre son show en majesté. Lui, il boxe dans la catégorie « légendes », mais mon niveau d’énergie , soudain, est dans le rouge comme dans les pubs pour les piles Duracell, et justement pas celui du lapin immortel !
Demain, on remet ça ?
Ouiiiiiiiii !
Jérôme « comme le nain, Joyeux » V.









