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Samedi 15 juin, Songazine vous propose un tour d’horizon du deuxième jour du Biches Festival 2019 et en prime quelques mots de Léonie Pernet.

Parfois un peu timorés la veille, la horde de festivaliers occupe désormais le terrain des biches de façon décomplexée. Qui de jouer au « biches volley », qui de lézarder dans les transats judicieusement installés çà et là, qui d’admirer le panorama idyllique… Tandis que les bénévoles demeurent toujours aussi attentionnés dans leur accueil, le tout à la périphérie des deux scènes où les artistes continuent de se succéder sans temps mort.

Fin d’après-midi : Petit Prince dessine son indie pop sensible croisant échos psychédéliques seventies et accents plus electro futuristes.

Début de soirée : Léonie Pernet fait se rapprocher le public et se déchaîner les éléments.
Tout commence avec quelques rayons de soleil bravant les nuages accrochés au-dessus des oreilles des biches quand Léonie Pernet entre sur scène. L’engagement total avec lequel elle joue les titres de son premier album Crave et son magnétisme incroyable happe des festivaliers manifestement heureux d’avoir rencontré son univers multi dimensionnel. Le timing météorologique tire alors vers le deus ex machina quand quelques montées en puissance plus tard ce sont de fines ondées qui s’abattent sur le public pour mieux accompagner les ultimes déferlantes percutantes de la batterie de Léonie Pernet.

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La soirée est bien entamée quand Buvette régale les biches de son electro matinée de new wave. La performance est d’une sincérité troublante, il subjugue et propage jusqu’au public ses ondes telluriques irrestibles.

Lui succèdent sur la scène du hangar, les Anglais de Swedish Death Candy, un taxi pour la galaxie rock résolument lancé à 100 à l’heure, avec riffs envoûtants et mélodies lancinantes.

Ebouriffés mais nullement débarqués, les festivaliers ont rendez-vous ensuite avec Structures pour un concert très attendu tellement leurs performances en live sont réputées.
Les membres du groupe font une entrée pour le coup déstructurée, arrivant sur scène un à un, comme autant d’étages à une fusée capable de nous faire traverser le mur du son. Leur rough wave ouvragée aux solides lignes de basse emporte tout dans son sillage. Les biches étourdies ne demandent qu’à replonger et sont exaucées avec un rappel rugissant.

 

 

Quelques questions à Léonie Pernet :

En septembre dernier paraissait chez Crybaby & InFiné son sublime album Crave. Nous avions eu le plaisir de rencontrer Léonie Pernet fin 2018 (article à lire ici), nous la retrouvons au Biches Festival 2019 alors que vient de sortir son remix du morceau Butterfly, l’occasion d’en parler avec elle.
 
Songazine : Il se murmure qu’un EP autour du titre Butterfly sortira très prochainement…
 
Léonie Pernet : Malik Djoudi m’a proposé de faire un remix, ensuite j’ai proposé à UssaR d’en faire un aussi. Arthur Simonini qui est violoniste, arrangeur de cordes a fait un truc assez fou avec des cordes et un peu de cuivres. Et il y a le mien aussi (NDLR : « Protéine Version ») ! C’est vraiment quatre visions hyper différentes que je trouve assez intéressantes. C’est marrant de faire raconter autre chose à ce morceau car il a ce potentiel, tu peux lui faire dire plein de choses.
 
Songazine : Jouer en festival c’est comment pour toi ?
 
Léonie Pernet : C’est assez intéressant ça peut provoquer un petit stress car je fais une musique qui peut déstabiliser un peu les gens qui ne la connaissent pas. Mais il y a la batterie qui m’aide et en fait ça le fait.
C’est le deuxième festival que je fais, je vis les choses et je suis contente de voir que ça prend plutôt pas mal.

Songazine : Accepterais-tu de partager avec nous un souvenir de festival particulier en tant qu’artiste ?
 
Léonie Pernet : C’est un truc assez nouveau (NDLR : de jouer en festival en son nom). Je suis en train de me fabriquer des souvenirs et j’aime bien ! Je me suis donnée ce soir et c’était bien.

Songazine : Et ton meilleur souvenir de festival dans le public ?
 
Léonie Pernet : Un truc de fou quand je tournais avec Yuksek, le 1er janvier à Syndey, en plein été, il y avait Metronomy qui jouait, des moments comme ça, des moments fugaces…

Sortie de l’EP Butterfly Remixes le 5 juillet, 1er extrait en écoute ici

Veyrenotes et Wunderbear

Crédit photos Veyrenotes

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