Dave_Dudley_-_6
Cet article est le numéro 6 sur 6 du dossier Nanars et ringards

Dave Dudley presents DAVE DUDLEY, 1976

On est lundi. Je ne me suis pas encore remise de la grosse claque des Rest In Gale samedi soir, dont l’article paraîtra demain… Il est encore temps de rester plongée dans une torpeur post concert et savourer cette énergie.

Comme j’ai décidé que mon lundi serait musical, je me replonge dans mes vinyles. Songazine me demande de ressortir un nanard poussiéreux, un truc que j’affectionne particulièrement mais dont j’ai clairement honte, à tel point qu’il n’est même pas sur mon mp3 (oui, j’ai un mp3 et non, je ne parle pas de ma grosse phase dancehall de l’adolescence).

Je sors de la poussière ce fameux bon vieux Dave Dudley, un countryman poussiéreux qui me plonge à chaque écoute dans un bal texan des années 1950.

Sexiste, machoman, ( Hchouma à celle qui en aime un autre dans « Lyin Eyes »), fervent défenseur du Sud (« My Sunny Overgrown Country Town », « Don’t Need the Rain »), et sûrement le chanteur préféré des texans nationalistes (« Rooster Hill », « Texas Ruby »)…. Je n’en porte pas moins Dave Dudley dans mon cœur un peu honteux de mélowoman.

Même si la Face A est clairement la plus réussie (la face B ressemble à un gros marshmallow dégoulinant, sans doute le moment où le cowboy emballe la meuf), je dirais qu’on tient quand même un bel album. C’est certes kitsch et réac’ mais j’aime bien sa voix (à vrai dire très belle) et ses mélodies assez bien foutues.

Voilà c’était les 30 secondes où je le défends, sinon ça reste l’hymne des camionneurs américains, et c’est pas franchement très bien (genre ne l’achetez pas à Noël, sauf à votre tonton facho qui est pour la peine de mort peut être) :

Texas Ruby :

My Sunny Overgrown Country Town » :

Sugarland, U.S.A :

Étonnement celle-ci me fait penser à l’excellent Wagon Wheel du Velvet et je me rappelle que notre Davie nous a composé ça en … 1976 (soit 4 ans après la sortie de Transformer.) ! Oh le vieux con déjà à la sortie du Lp !

Wagon Wheel, Velvet Underground (je vous le mets au cas où vous auriez besoin de vous laver les oreilles où de crier au plagiat) :

Récapitulons.

Cet album désuet et franchement limite a donc été enregistré en 1976, ce qui est vraiment craignos vu les beautés sorties cette année-là. C’est de la musique de niche, mais plutôt la niche des camionneurs américains (on le retrouve partout sur les compils de station-service de country niaise !)

Mais ressortir de derrière les fagots cet artiste me fait doucement sourire, puisque c’est notre madeleine de Proust ringard à mon papa et à moi.

Pour la madeleine de Proust pas ringard côté blues et grand artiste, y’a Doc Watson, qu’on affectionne particulièrement comme un petit dieu magique.

Re-lavage d’oreilles :

 

Lucie pour Songazine

 

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