rammstein
Cet article est le numéro 2 sur 7 du dossier Hellfest 2016

Feuer Frei a été la première chanson, le premier pas vers cet amour pour ce groupe allemand de Metal industriel. Je me souviens c’était au cinéma. J’étais parti avec mon père voir le nanard d’action Triple XXX, avec Vin Diesel. La scène d’introduction se passe à Prague, dans une sorte de boîte de nuit gothique et underground. Là, sur scène se trouvent cinq gars venus de l’ex-RDA qui jouent un puissant Metal avec des masques qui crachent du feu. Pour moi, jeune adolescent pseudo-skater qui écoutait toute la vague, Linkin Park, Sum 41, Blink-182, ce passage a été ma révélation.

Mon meilleur ami de l’époque m’acheta pour mon anniversaire, l’album Mutter. De Mein Herz Brennt à Nebel, en passant par, Links 2,3,4, Ich Will, Mutter est d’une beauté ténébreuse, glauque, et métallique.  Pour anecdote, j’ai réussi à scandaliser mon professeur de musique au collège. C’était en fin d’année, chaque élève de ma classe devait apporter le disque de son artiste préféré. Quand arriva mon tour de l’écouter, mon professeur était déjà septique à la vue de la pochette. C’est sûr, ce n’était pas de la gnognotte de Britney Spears ! Il me demanda, quelle chanson mettre. Après consultation avec mes amis, nous décidâmes Ich Will. Elle ne dépassa pas les trente secondes. Dès qu’il entendit la voix gutturale de Till Linderman, il fut pris de panique et me lança : « Pas de ça, chez moi ! » Puis un ami enfonça le clou en expliquant devant tout le monde, que l’image de la pochette était un fœtus mort. Scandale ! En même temps, j’étais dans un établissement privé et catholique. Tu m’étonnes que ça choque…

Mutter

Le temps passa et je m’étoffai dans leur univers sombre et pervers. Je découvris leurs deux premiers albums, Herzeleid, Sehnsucht. Du Riechst So Gut, Asche zu Asche, Du Hast, Engel, ont bercé mes oreilles. En 2005, c’était la sortie de Reise Reise, avec les titres America, Mein Teil, Keine Lust, Moskau et Ohne Dich. Qui dit nouvel album, dit tournée. Cette fois-ci, ma bande de potes et moi étions en âge d’assister à un concert. Mon père nous accompagna et adora, à ma grande surprise. C’était à Bercy et c’était mon premier live. Une grosse claque. En première partie, je découvris quatre chevelus venus de Finlande, jouant du Metallica au violoncelle. Apocalyptica. Monstrueux. Ensuite, les allemands envahirent la scène. Rien à dire, c’était l’extase ! La mise en scène, les effets pyrotechniques, Christian Lorenz qui cuisait dans un chaudron allumé par Till, pendant Mein Teil. Oliver Riedel naviguait dans une barque au-dessus de la foule. Richard Z. Kruspe-Bernstein et Paul Landers, les deux guitaristes étaient de marbre de chaque côté de la scène, aussi froids qu’une tombe et jouant d’une manière mécanique les morceaux. Quant à Christoph Doom Schneider, le batteur, situé au-dessus des autres membres, dominant la scène, abattait le rythme de manière frénétique. A la fin, Apocalyptica rejoignit Rammstein, pour jouer Mein Herz Brennt en duo. Un régal !

Voila, ce sont deux de mes plus beaux souvenirs de la bande à Till Linderman. Je dis merci car j’ai pu apprendre deux, trois choses dans la langue de Goethe. Rammstein est l’un des groupes dont j’ai la discographie complète. Je fus, je suis et je resterai encore un grand fan. Aujourd’hui, Rammstein est au même titre que System Of A Down, Metallica et d’autres, les rescapés de ma période metal que je prends toujours un malin plaisir à écouter. Danke !

Thomas Monot

Bonus lien :

Playlist Rammstein


Rammstein Reise Reise Tour

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