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J’ai d’abord cru à une hallucination sonore, mais bon, c’est bien ce que j’espérais en lançant le troisième album Bleu Piscine ((n)ouvelle (v)ersion, 2018) de Nicolas Vidal. La mémoire me joue parfois des 45 tours tel le Pull Marine écrit et composé par Serge Gainsbourg et interprété par Isabelle Adjani dans les années 80, et auquel Nicolas Vidal fait un petit clin d’œil de dos et profil en couverture ! Oui, autodidacte et multi-talents ayant œuvré au théâtre, à la radio et aussi dans la mode, Nicolas Vidal a pour moi bien quelque chose d’Etienne Daho dans la voix (ou d’Alain Chamfort à ce rythme !?). La douceur de son timbre, un sosie vocal ? Ça me saisit de prime abord et puis je zappe aussi vite à la réecoute de sa pop mi-électro (à la Phoenix) miroir de souvenirs ou d’actualité qui se diffuse au travers des mots et mélodies comme sur l’introductif Ar (Mon amour), chanson d’amour déclarative avec des faux airs de « il suffit », les paroles se suffisent à elles-mêmes, autant les écouter, la conscience vient en (ré)écoutant….Transe montre qu’un timbre en cache un autre, les années 80 à l’esprit, certes la mode n’est peut-être qu’un éternel recommencement, mais là ça tombe à pic de voix, le synthé percuté de percussions battant la mesure du coeur on aime ça !

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L’interpersonnel Eté Dandy prend la forme d’un défilé de codes en rimes, le happening estival à l’élégance vocale tout en rythme « amoureux de l’amour ». Balboa, un étonnant titre improbable où comment l’homme-artiste et le boxeur peuvent se comparer, se mesurer l’un par rapport à l’autre, ou pas « et j’ai l’impression d’un combat truqué (…) et je te regarde après coup …. » lors d’une rupture amoureuse. Pop boy à Paris chanson un peu ‘‘brexitienne’’ qui démarre sur des origines intimistes et se fond en une déferlante orchestrale vocalement ‘‘anglicisée’’ sur la plage 5 de cet album aux bleus de la vie et à la piscine les diluant en temps passé à se mettre à l’eau de l’expérience.

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Une expérience collaborative avec Une Femme Mariée en featuring sur le titre John, rappellant à l’oreille Erasure (ndlr. groupe de synthé-pop britannique des années 80) plonge dans l’obscurité humaine. On suit déjà les paroles de Bleu Piscine, qui nous met en état de profiter de l’alliage bleu, azur, marine de vagues sur une histoire bleue piscine évocatrice à loisir ou en souvenirs. L’amour qui penche peut être la Tour de Pise de la normalité en matière de moralité, on s’y perd alors voilà pourquoi se faire sa propre idée d’écoute reste la seule possibilité ! Multi-casquettes, Nicolas Vidal collabore également de sa voix et sa plume avec Emma Solal sur des titres de son nouvel album, L’amour, et c’est tout (2018), et avec son Ar (Mon amour), bientôt remixé par François Club en novembre prochain,  L’amour qui penche, c’est que de l’amour encore l’amour toujours de l’amour. Et La vie D’avant vient entamer une description de l’existence d’un avant bien vivant dans les souvenirs des paroles instrumentalisant la finalité de cet album par le titre Sous ton ombrelle, lorsque la poésie déploie ses ailes, airs, écrits romantiques en toute sensualité. Nicolas Vidal est vraiment un artiste à (re)découvrir de suite !

site de Nicolas Vidal : https://www.difymusic.com/nicolasvidal

Vanessa Maury-D

 

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