(photo : les fameux Angine de Poitrine : on en pense quoi, hey ??)

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Je ne suis pas Malraux mais, je tente de vous faire garder le sourire.

Un grand bazar, des pillards impunis, une vague de glace anti-démocratique, une colère noire, un sentiment d’impuissance et des gouvernants aussi sourds qu’incompétents…un sacré cocktail d’Halloween 2026, en attendant peut-être le bouquet final en mai et un été à 40 degrés ? (note : acheter un climatiseur en février).

Ce n’est pas l’ambiance fiesta dans l’Hexagone et en plus, ils nous font encore ch*er avec le passage à l’heure d’hiver dont il est réclamé l’abolition depuis 30 ans ?

Décidément, comme on le dit régulièrement dans Songazine, il est vital de s’évader en promenant son chien dans la forêt, buvant un bon Bordeaux, dégustant des spaghetti alle vongole et, évidemment, écoutant de la musique de qualité !

Au passage, désolé, j’ai zappé Angèle (mimi, ce n’est pas la question, mais son plan marketing est plus grand que la trace dans l’histoire de ses nouvelles chansonnettes), Fontaines D.C. (sympa mais NON ce n’est pas Depeche Mode ni New Order, il faut se calmer les rois du copier-coller journalistique) et autres effets de mode accentués par toute la série des biais cognitifs habituels !

Alors, au menu des artistes que l’on aime défendre.

L’espoir d’un monde meilleur ? Allez, on y croit encore un peu, cela commence par l’ouïe !

Lavilliers, 80 ans

Bernard Lavilliers, we love you. Un nouvel album multicolore et multiculturel du stéphanois baroudeur appelé Rite Cruel (astucieux anagramme de …L’écriture).

Paroles ciselées, musiciens du monde, analyse libre sans être cynique, le bonhomme est fidèle à ses idéaux et il reste un excellent auteur-compositeur-interprète.

Clairement du côté de la liberté vs la répression, des poings levés vs le gaz lacrymogène.

«Coriace » chante notre Bernard, il a le cuir tanné et son cœur d’acier forgé vient de la Fesch vallée, mais a le don de ne jamais lasser et de garder la tête haute. Le talent et la classe, tout simplement.

Qui peut en dire autant ?

Trentemøller, noisy + catchy + dreamy

Voyez, ici on vous parle d’artistes qui ne feront pas 1 millions de clicks, mais qui ont le mérite de suivre une ambition un peu supérieure et sans doute d’accéder à une pérennité moins court-terme.

L’artiste danois, et vous remarquez le « ø » de son nom, qui est celui de son nouvel album éponyme qui sort le 13 novembre.

10 tracks soniques bien travaillées et qui attrapent l’oreille de l’amateur de sons tordus, planants, grunge, shoegaze, tantôt aériens tantôt issus d’un brouillard électrique dangereux et rock aux piliers de fer.

Il est aidé par une rafale de featurings de qualité au niveau vocal, voilà de quoi être heureux. Le genre d’albums qu’il faut écouter plusieurs fois et se mettre à y revenir, comme chez un copain qui a toujours un bon tuc à vous raconter.

On le cite : “The noisy got noisier, the dreamy got dreamier, the melodic got even more melodic. I was ruthless this time. Okay, kill your darlings! If a track didn’t give me a feeling of freedom, wanderlust, sorrow, love or that pure ‘I don’t give a fuck’ feeling … It was gone ».

Les gens du Nord, sont des sensibles, on l’a toujours dit !

Et le Sud ?

Aussi bien évidemment ! Nos amis de Marseille, les sémillants Red Light vous emmènent en une ronde qui cogne avec Ten Circles leur dernier single partagé.

L’occasion de les découvrir si vous ne les connaissiez pas encore, voici le lien vers leur Bandcamp. (ils existent depuis 2007).

CQFD que l’hexagone possède des pépites et que nous méritons tous un beau juke box, vidé de l’autotune et des daubes à méga budget promo !

Oiseaux noirs

MG x CD + JL = késako ??

Je cite ce que je lis :  «Martin Gore, de Depeche Mode, s’est associé à l’artiste et parolier Cliff Damavandi ainsi qu’au chanteur Johnnie Lee pour créer un nouveau titre envoûtant, Cross Whisper, dans le cadre d’un nouveau projet intitulé MG x CD + JL =. Inspiré par les merles qui apparaissent dans le jardin de Gore avant et après des moments de perte et de deuil, le morceau mêle des rythmes électroniques bruts et entraînants à des lignes de synthé chatoyantes et des voix envoûtantes, créant ainsi une collaboration éthérée et hypnotique. »

Joliment étrange. Merle alors !!

Et Angine de Poitrine, keske t’en penses ?

ZE groupe sensation du moment ! Vais-je succomber au me too des rock critics qui les encensent ??

Evidemment, chapeau pour leur look improbable, deux Père Ubu à pois, un mystère autour d’eux, jeu de scène hypnotique et ritualisé, public en transe. Cela fait plaisir à voir, preuve qu’il y aura toujours des surprises dans l’art au sens large.

C’est totalement surréaliste, Perec, Marcel Duchamp et Dada approuvent, ils sortent des sentiers battus avec force.

Côté musique, 2 albums Vol.I et Vol. II, sorte de maths rock tordu, entêtant et souvent plus rapide que vote bpm après avoi monté 5 étages en courant. Inventif, sautillant, bastonneur, sans concession et peu conventionnel leur style est accrocheur. Des instrumentaux XXL qui donnent des fourmis dans les jambes.

Seul petit bémol, un poil de lassitude au bout d’un moment. Toutes les bonnes choses bizarres, décalées méritent de la variété, sinon on fatigue le fan…

Je leu souhaite de trouver encore plein d’idées -vraiment- nouvelles pour la suite, de ne rien lâcher et de nous surprendre encore !

Eddie 9V, bon vieux rock and roll

Pas forcément original mais bien carré, roots et attachant Eddie 9V nous conduit en ballade avec « Satisfy The Way I Do » pour des histoires d’A qui finissent pas trop mal mal (en général). Ah mais, quand tu bosses directement avec Dan Auerbach des Black Keys qui te produit, tu vas sûrement produire de bonnes choses. (Extrait de son prochain album Down Here, attendu le 6 novembre chez Easy Eye Sound).

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C’est tout pour aujourd’hui et voilà de quoi remettre du carburant positif dans vos écouteurs, non ?

Le monde part en c****, bah, soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien.

Jérôme « no pasaran » V.

 

 

 

 

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