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Linda Gail Lewis ? La petite sœur du grand Jerry Lee Lewis, elle aussi morceau de l’histoire du vrai rock and roll.

Joie et chance de la voir en concert au très élégant et confortable Jazz Club Etoile, situé depuis un paquet d’années dans l’Hôtel Méridien de la Porte Maillot.

Presque 70 ans et cette lady boogie woogie nous emmène dans l’Amérique qu’on aime, sur les traces de Chuck Berry, Elvis Presley, Fats Domino et son remuant brother. Et elle les a tous croisés et connus, elle fait partie de l’Histoire avec un grand H. Mais ce soir, elle est bien là au présent et impulse sa musique avec fraîcheur et talent ! Elle est entourée d’une bande de symathiques briscards hexagonaux, aka French Connection, les excellents Didier Marty (saxophone ténor, guitare), Diddier Quéron (saxophone baryton), Alexis Mazzoleni (guitare), Jacky Chalard (basse) et Jean-Jacques Cirillo (batterie).

Souriante, droite, ultra professionnelle, Linda Gail Lewis enchaîne les hits familiaux tels de Whole Lotta Shakin Going On, Great Balls of Fire, Jambalaya mais aussi ceux des amis : Johnny B. Goode, Roll Over Beethoven, Jailhouse Rock, Blueberry Hill… n’en jetez plus, c’est un véritable juke box 50’s et 60’s qu’elle nous ouvre avec une belle énergie. Un show trépidant et vif.

On retrouve tout le style « Jerry Lee », le piano frappé, les lyrics à toute vitesse et ce sens du rythme effréné dont on ne se lasse pas. Car oui, le public ce soir a certes les cheveux blancs, mais surtout les yeux qui brillent.

Ce bon vieux rock and roll reste universel et empli de cette jeunesse éternelle que seuls les chefs d’œuvre contiennent. Vous verrez qu’un jour les teenagers déchaînés écouteront tout cela à nouveau, s’habilleront comme Gene Vincent et feront une haie d’honneur à ceux qui ont porté la flamme depuis le début.

En attendant, croyez-moi, ce moment précieux fut excellent à vivre, et coup de chapeau à Linda Gail, retenez son prénom car elle assure avec classe.

Come on, little baby, let’s rock a little bit tonight

Woo, let’s get with it sugar, let’s shake it up tonight

Well, my heart’s a-beatin’ rhythm and my feet are movin’ smooth and light

Jérôme «B. Goode » V

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