Girls in Hawaii band
Pour ma deuxième soirée en compagnie du groupe Girls in Hawaii je me rends à La Rodia, à Besançon. Après un Trianon complet en novembre, ce n’était pas une découverte mais plutôt une redécouverte de voir ce groupe sur scène.

Première partie étonnante de Cannibale qui, à l’opposé de cette pratique marginale, est groupe de rock aux notes exotiques et tropicales (d’Afrique et des Caraïbes). Leurs morceaux entraînants et rythmés nous ont « ambiancés » et ont surtout réveillé notre envie d’évasion, à écouter sur le chemin de l’aéroport.

Pause bière (on découvre qu’à La Rodia on ne sert pas de pinte mais que des demis) puis arrivée de Girls in Hawaii qui, contrairement à ce que leur nom laisse imaginer, est un groupe entièrement masculin tout droit venu de Belgique. Ces cinq musiciens au capital sympathie immense, nous ont emportés dans leur univers planant et hypnotique pendant plus d’une heure et demie.

Ils appartiennent en apparence au courant indé pop mais en réalité chaque chanson créée ou récréée son genre musical. Girls In Hawaii mélange les voix graves et profondes des deux chanteurs à des sons pop et électro et de longs passages de guitares-piano laissent ainsi place à des moments plus pêchus au synthé.

Girls in Hawaii suspend le temps, les voix et mélodies pénètrent en nous et résonnent comme une invitation à planer, à quitter le sol pour aller voir ce qu’il y a derrière les sommets, « Up On The Hill » they said.

Le public, très hétérogène (des jeunes branchés aux quinquagénaires mega-fans), se mouve pour accompagner les airs de synthé, guitares, basses, batterie et autres instruments, notamment sur la célèbre chanson « Guinea Pig » qui marque l’apogée du concert.

L’ambiance est particulière, et pour cause car ce concert à Besançon marque la fin de leur tournée. Pour l’occasion les techniciens qui les accompagnent depuis plusieurs mois ont changé l’ordre des chansons, les enchainements sont donc moins fluides mais cela n’enlève rien à la qualité des musiciens et du son de La Rodia.

La proximité physique des cinq musiciens avec nous ce soir-là nous a sans doute fait ressentir plus fortement les paroles de certaines chansons, comme « Misses », titre hommage à Denis Wielemans, batteur et petit frère d’un des deux chanteurs, décédé en 2010 :

Youth in the sun drowned in broken seas

Cruising the summer sands

Despite all the bruises coming from the side

You’ll always be young and amused

I miss you…

Cette perte brutale avait conduit le groupe à se retirer de la scène pendant 2 ans, pour revenir en beauté en 2013 avec « Everest », un album hommage.

Fanny « girl in the 2.5. » C.

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