peter terrin the guard

Pris par hasard, à Londres chez un libraire Waterstones du côté de King’s Road dans le bac des occasions et payé… une livre !

Un livre à la couverture qui m’avait attiré l’œil, avec cette mouche posée sur un flingue. Dérangeant et remarquable.

Donc, lecture (en anglais et en vacances, précisons-le).

Alors, là : trouvaille !

Intrigue bizarre, huis-clos avec deux gardes face à qui, à quoi ? Un grand et long « rien » – un peu comme le lieutenant Drogo dans le Désert des Tartares-, qui font les mille pas avec méthode dans le sous-sol garage d’une résidence de gens très très riches.

Et ça va partir en cacahuète puis-je vois préciser, sans rien révéler. Ils sont deux et … vous verrez bien !

La fin est dingue au sens propre et figuré, je ne vous en dis pas plus. Une langue simple, de la répétition à devenir fou, des caractères dépeints jusqu’à la manie, au moindre bouton de chemise, dans une routine temporelle étouffante. Au cinéma, cela coûterait 3000 dollars à monter, mais il faudrait une paire de bons acteurs pour porter ces personnages troublés.

Ce livre est marquant et fort, il faut l’avouer.

Pour quel public ? Ceux qui aiment Borges, Kafka, la SF, les dystopies et les trucs pas clairs.

Pour une petite livre sterling, j’ai bénéficié d’une évasion royale.

Merci Peter Terrin !

Jérôme « paperback lover » V.

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