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J’ai des vilains à vous présenter. Et là, avec mon titre et ma phrase d’accroche, petit coquin, petite coquine, je sais ce que tu t’imagines. Mais non, franchement, on n’a pas besoin de ça pour intéresser les lecteurs de Songazine : je veux juste te faire connaître Jules et son Vilain Orchestra, dont l’EP « Nos Vedettes » est sorti récemment.

Après trois albums- Les années douces, L’homme le plus fort du monde et Le sale gosse – le petit bébé de Jules et les vilains a vu le jour en octobre 2016. « Nos vedettes » aurait pu être sous titré « Vous, les femmes », n’en déplaise à Julio. Eh oui, notre Jules national à nous n’est pas un moins grand charmeur. L’EP rassemble donc 7 petites perles qui parlent de ces femmes qu’il aime, mais aussi d’une femme qu’on n’aime pas (ou pas tous …). Pour cette nuance la plus sombre, Jules nous avoue sa peur du bruit des bottes, subtilement, sans jamais nommer celle qui a « une pauvre tête de cagole » (« Tu me fais peur »). Les autres titres sont éclatants ; jaune fluo, comme la tenue de cette joggeuse dans « Elle court »), rouge (« Ma petite fille de gauche »), verte comme l’espoir, dans « Reste pas toute seule », rose (l’amour de « Si tu l’crois pas »), bleue, couleur nostalgie de « Ma vieille », et orange tel le feu brûlant de « T’es chiante » ( pour voir le clip, c’est ici : clip T’es Chiante de Jules et le V.O. ). Cet EP, c’est un vrai feu d’artifice de femmes aux caractères bien marqués.

Une voix, une gueule, des textes touchants, parfois drôles, parfois plus graves, mais toujours ce souci de coller à la réalité et au quotidien de bon nombre d’entre nous, des mélodies efficaces, et des textes qui peuvent être surprenants : Jules est comme ses chansons, un auteur-compositeur-interprète haut en couleurs, un alchimiste des situations, des mots et des mélodies simples qui restent en tête, longtemps, très longtemps. Augustin, rédacteur chez Songazine, avait décidé aujourd’hui même de publier ces mots très inspirés suite à l’écoute de l’EP, alors, au lieu de publier deux articles à propos du même sujet le même jour, on vous fait un joli condensé de nos ressentis :

« Les nanas d’Paname ont trouvé leur Jules

Jeux de mots, rien de trop
Trop de jeux, rien n’en faut
Mots dans l’jus d’abricot

La nana nargue le tout et Jules tire dans l’mille

Des portraits au couteau
D »une fille, un studio
Roméo s’tire en solo

La nana nargue le tout et Jules file, volatil

Une sœur, une bobo
Un grand cœur, des bobos
Sa douceur sur des maux

La nana s’targue de tout et Jules se l’enquille

Rock’n’roll sur l’micro
Des rébus porte-à-faux
D’un accent de minot

Les nanas s’charment de Jules. Lui, s’sort de la file

Puis des chœurs, des oiseaux
Cerise sur le gâteau :
Cela forme un duo

Les nanas s’chantent de Jules. Lui, en tire les fils. »

Jules et sa rose verte

Le Vilain Orchestra du magicien fait la part belle aux cuivres avec le trompettiste Régis Pons, le tromboniste Thomas Cormier, accompagnés du claviériste Mathieu Debordes, du bassiste Sébastien Léonet, du guitariste Pascal Lajoye , et du batteur Yvan Descamps … eh oui, comme tu peux le constater, il y a beaucoup de monde sur cette piste.

Il faut l’écouter éclater, ce feu d’artifice, mais il sera encore mieux de l’admirer (par contre, évitez les exclamations du genre « oh la belle bleue ! » en plein milieu d’une chanson), et aller applaudir Jules et le Vilain Orchestra sur scène. Un spectacle vivant qui a été reconnu par des grands professionnels : Jules et le Vilain Orchestra ont reçu le prix 2016 de la révélation scène par l’académie Charles Cros pour le spectacle de la tournée « Nos Vedettes ».

C’est testé et approuvé, c’est un groupe à voir absolument en concert, surtout si tes guiboles te démangent et que tu as envie de faire claquer tes doigts et tes genoux l’un contre l’autre.

Violette et Augustin

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