Un vendredi de feu au Hellfest

 Le point météo & l’ambiance

Petit point météo obligatoire pour ce vendredi où la température est un peu redescendue. La porte du four a été refermée, pour le plus grand bonheur de tous… jusqu’à quand ?

Niveau musique, une grosse journée encore placée sous le signe du hard rock à l’ancienne et d’Iron Maiden que tout le monde attend avec impatience,vu tous les t-shirts qui envahissent cette journée ensoleillée.

 Sinsaenum (Scène Altar)

On attaque fort donc ce vendredi avec le supergroupe Sinsaneum et le casting de fou… Imaginez un supergroupe qui, depuis 2016, aligne Mr Buriez de Loudblast, le bassiste de Kreator, le chanteur de Mayhem, et un temps Joey Jordison avant qu’il ne meure.

Vous obtenez un groupe qui défonce tout, tant le métier parle. Ça joue bas et, par paquets de 12, les riffs envoient du lourd de chez lourd. Grosse claque sur la scène Altar, ça promet ! Gros son hyper bien réglé sur la scène Altar, ça joue super bas mais ça envoie du bois de chauffage par paquets de 12.

Accept (Mainstage)

Accept est un groupe allemand qui fête ses 50 ans de carrière avec un hard rock teuton pas piqué des hannetons.

Un show millimétré et calibré pour une foule très, très enthousiaste.

Cuir et clou sur la scène,  » fais péter la Harley » déclare ivre morte une festivalière qui reprend une gorgée de muscadet, rebaptisé le muscadeath car il procure une mort lente sans douleur et sans dignité.

Très très Hard rock des années 80, avec ses solos de guitare interminables et pourtant intéressant pour les gens qui aiment guitar hero, bravo à la technique Mein Freund !

 

 Sepultura (Mainstage)

On enchaîne sans attendre avec Sepultura et sa discographie sans faute. Il y a toujours les racines brésiliennes qui sont omniprésentes avec des percussions, sans oublier la lourdeur du son. *Roots Bloody Roots*, y en a pour tout le monde, fan service évident.

Le batteur semble si jeune et déjà si talentueux. Andreas Kisser maîtrise grave son sujet.

Dernier tour de piste pour Sepultura sur la Mainstage : c’était en effet sa tournée d’adieu (on y croit un peu, mais pas vraiment).

Petit moment d’émotion pour Derrick Green et sa moustache blanchissante, qui aura largement repris le flambeau des Cavalera  qui, eux, jouent demain, vous suivez ou pas ?

Ceremony (Warzone)

Ceremony est un groupe californien, nous dit-on, sur la Warzone. Ah, il a tout l’air et la chanson d’un groupe anglais avec un post-punk qui rappelle Idles.

Le chanteur est visiblement peu compréhensif avec le matériel qui lui sert à chanter : il s’occupe de martyriser son micro et le câble qui va avec, s’en servant pour fouetter le sol. De quoi mettre les techniciens autour de la scène en PLS pour deux ans. Une scène qui s’apparente à un chaos organisé, c’est assez spécial, déstructuré et furieusement perché. Un groupe à découvrir sur une plus petite scène, je pense.

 Decapitated (Scène Altar)

Quand on s’appelle Decapitated, l’avantage est qu’on se doute un peu de la musique qui va être jouée. Pas de J-pop à l’horizon, mais bel et bien un bon gros groupe de death polonais qui, depuis 1996, nous assène ses rythmes sortis d’outre-chaos. Sur la scène Altar, il est 19h30 et tout le monde se sert gaiement l’apéro.

Allons-nous nous faire occir la tête par des gros deatheux polonais ?

Oui… La puissance est au rendez-vous, les décibels font vaciller la foule qui essaie quelques pogos et, c’est sûr, ils vont finir décapités. Puissant et massif, le batteur est véritablement un cogneur de la mort qui tue

 

 

 Opeth (Mainstage)

Opeth jouit d’une certaine aura. Que ce soit artistique ou technique, le groupe ne laisse pas indifférent, et sur la Mainstage, ils font un boulot d’orfèvre dans le détail. Certains peuvent trouver ça chiant, un peu comme Pink Floyd. Belle prestation… pour ceux qui aiment le conservatoire de musique !

 

Malevolence (Warzone)

Pour Malevolence on passe directement sur la Warzone, la scène à dimension humaine pour des shows musclés niveau punk hardcore et pour ceux qui aiment la bagarre. Et la bagarre, il y a eu !

Les pogos y sont les plus costauds du Hellfest et ceux qui tombent sur le sol le savent : sur la Warzone, c’est du pavé, pas de l’herbe comme sur la Mainstage.

En gros, les vrais savent. Énorme un genre de Hatebreed anglais qui envoie le bébé, l’ eau du bain sans accusé de réception dans la gueule

 Iron Maiden (Mainstage)

Sortir de la Warzone à cause des coups de pied est chose aisée, mais rejoindre la Mainstage pour aller voir Iron Maiden en est une autre.

C’est bouché, l’horizon est bouché, les toilettes sont bouchées, et mon boucher est charcutier.

Après un départ bizarre, le groupe anglais nous gratifie de conseils pour éviter de polluer le voisin avec le téléphone portable. Encore fallût-il qu’on y ait quelque chose à faire… pas d’écran et une foule compacte. Les écrans s’allument enfin et on voit difficilement la prestation. Ça joue, on va dire que ça joue. C’est Maiden, pas de surprise, bientôt 50 ans à jouer les mêmes morceaux, c’est en place.

  Periphery (Scène Altar)

Je cours m’abreuver de Periphery, groupe de djent qui mélange un peu tout avec un talent fou. Mis à part le chanteur qui chante à peu près juste, les musiciens sont incroyables.

 La Dispute (Warzone)

On repart sur la Warzone pour La Dispute un groupe de post-punk très axé poésie.

Le chanteur, comme pour Ceremony, a un problème avec les câbles de leurs micros. C’est cathartique, c’est la Warzone, ça bouge moins, ce n’est pas la bagarre : tout au plus une petite dispute qui se réglera sur l’oreiller.

  Mastodon &  Sabaton

Aller voir Mastodonsur la scène Valley, c’est comme essayer de rentrer en club échangiste quand on est un homme célibataire : il faut essayer, mais ce n’est pas sûr d’y arriver.

Je suis cet homme-là.

Un petit tour du côté de Sabaton et leur show XXL sur Napoléon. Franchement incroyable, ça joue bien, c’est limite de l’opéra. Les suédois rendent hommage à Napoléon, soit. À quand les Anglais ?

Une belle journée hard rock post punk hardcore feat poesie et éléments psychés

Samedi va être gros!!!

@pyofficiel

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