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Hard Rock Café, un matin d’Octobre encore doux.

Je suis le premier de la journée pour les interviews de deux musiciens qui ont mis leurs talents en commun pour sortir un bel album de bon rock fort : Better Way.

El Butcho, c’est la voix et Yann Armellino : la six-cordes.

Deux hommes du RAID du swing qui sonne, de la Brigade des accords distordus ou de la Légion des types qui en connaissent un rayon (question morceaux qui dépotent). Associés pour le meilleur et pour le riff.

Nous évoquons en buvant notre café des souvenirs communs en parlant d’AC-DC (« les patrons du rock »), Kiss, Dio, ou Van Halen. Sans oublier le dilemme éternel de ceux qui jouent avec leur cœur et ceux qui sont des produits du marketing et du show biz. Evidemment, les deux compères sont de ceux qui aiment avant tout la musique, en jouent (très bien) et ne trichent pas. A l’écoute de cet album, 13 plages impeccablement produites et fidèles au hard rock (au sens large et au sens high level !), je peux vous assurer que vous ne serez pas déçus.

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Leur producteur et arrangeur (Erick Benzi) a mis les petits plats dans les grands. On a vu son nom associé à des artistes de variétés que l’on n’aime guère, mais on nous assure qu’il a aussi fort bon goût et il le prouve ici. Très belle qualité, je vous le redis, dans cet album.

Nous échangeons encore, et leurs futures apparitions « live » seront des showcases dans le réseau Cultura, avant d’autres dates. Avoir des partenaires, des sponsors, hé bien oui, comme les guitares Ibanez pour Yann Armellino (depuis 10 ans), ce n’est pas idiot ! Les deux rockers sont de vrais passionnés qui m’expliquent comment par exemple ils regardaient des concerts à la TV pour capter les gros plans où l’on voyait les accords de guitare et ce temps où les méthodes étaient des K7 VHS d’un prix élevé !

Amusant d’écouter El Butcho (ex groupe Watcha) qui explique que son rêve (avant de devenir chanteur) était d’être guitariste et qu’il se fait des compilations de soli de cet instrument.

Que dire de plus, si ce n’est qu’il est plaisant de rencontrer des musiciens qui vivent et défendent leur art, sont directs et souriants et vont sortir un beau et bon CD. Et si on se donne la peine de le défendre dans Songazine, c’est qu’il en vaut la peine que diable !

Et je m’en vais joyeux sur les Grands Boulevards, en pensant aux guitares Ibanez, à la veste « paisley » de Jimi Hendrix exposée au Hard Rock Café et à tous ceux qui se décarcassent vraiment pour trois accords et un quart d’heure de gloire sous les sunlights du rock and roll.

Serrons les rangs, mes amis.

Jérôme « never ever » V.

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