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Ce soir-là la salle du Café de la Danse est comble. Je pense n’avoir jamais vu un public aussi divers. Un point commun à tous ici de 20 ans à 77 ans : l’appartenance et un amour certain pour l’Italie, placée au centre de cette soirée parisienne. Paris qui, l’espace d’un temps, semble si lointain.

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Vinicio Capossela met le feu à la scène et nous transporte durant deux sets, pour jouer deux belles heures et demie. Mon amie des Pouilles me dit : « C’est fou, tu te rends compte, il a joué deux heures et demi ! On voit jamais ça à Paris. » C’est vrai, cela fait bien longtemps que je n’avais pas autant sué et ri avec un public survolté qui, le temps d’une parenthèse di un paio d’ore, retrouve leur jeunesse, leurs souvenirs, du dernier concert de Capossela vu en Italie, du dernier album acheté à 15 ans, ou de la dernière danse entre amis, en soirée, à chanter Che coss’e l’amor un verre à la main.

Vinicio et ses grandioses musiciens nous ont installé dans une atmosphère et un décor méridionaux tout à fait particuliers : les chemises blanches des musiciens, bouffantes et élégantes, la femme de l’ombre, en costume traditionnel elle aussi, créant un spectacle d’ombres et lumières projeté sur le mur derrière nous.

Un grand moment du concert sera le jeu d’ombres entre Vinicio au piano et cette femme jouant avec leurs ombres, qui projette pour nous avec poésie une histoire d’amour qui illustre à merveille la belle chanson Con una rosa, sono venuto a te… (Avec une rose, je suis venu à toi…)

Canzoni della Cupa : Les Chansons de l’ombre 

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Le groupe oscille entre leurs chansons les plus connues qui enflamment le public : Che coss’e l’amor, Con una rosa, ou encore Il Ballo di San Vito, et la présentation de leur dernier album sorti (2016 en Italie, 2018 en France) : Canzoni della Cupa. Une ambiance définitivement champêtre, attachée aux champs et au blé, au grain à moudre et aux chants traditionnels des campagnes.

On notera notamment les très belles chansons :

La padrona mia, Il Treno, Nachecici et toutes les autres…

En ce dimanche soir, un seul conseil et peu de paroles : écoutez et découvrez Capossella et son dernier album Canzoni della Cupa, et la prochaine fois en France ou en Italie, ne le manquez pas !

Spettacolo !

 

Lucie Mesuret pour Songazine

 

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