Alex Lahey

Why am I not your brother?

C’est tout simple et c’est tout con et c’est toujours pareil.

On écoute un disque et on a le cœur qui bat plus vite et on adore ça. C’est bon, c’est chaud. Pas besoin de faire des envolées lyriques et des chroniques pointues : gna gna gna des références savantes, po po po des astuces, hi hi hi des jeux de mots travaillés. Zéro bullshit dans les lignes qui suivent. Je vous la fais sans maquillage et sans éclairage.

J’ai entendu les premières mesures de la première chanson de votre album dear et il s’appelle I love you like a brother, et c’est reparti comme au premier jour. Du rock, des guitares avec une fille qui chante, des couplets et des refrains, la recette est simple, bordel, pourquoi tout le monde ne la réussit pas ?

Ici c’est frais, direct et fort : ça fonctionne sans chichis, sans artifice et sans colorant. 1, 2, 3, 4 disaient juste les Ramones avant d’envoyer la purée et ils avaient raison, par Marshall et par Toutatis !

I love you like a brother chantez-vous, australienne appréciée, et on a envie de vous faire un big hug, de vous remercier d’exister. Ça fait du bien un disque pareil. C’est vraiment tout simple, c’est vraiment tout con et c’est vraiment toujours pareil : 50% technique, 50% émotion et une jolie petite étincelle d’amour en plus. Alex Lahey, vous n’inventez rien, mais c’est du bonheur sonique pour ceux qui l’écouteront à (fort) volume. C’est du rock and roll, de l’électricité, du fugace et du provisoire comme nous tous sur cette planète, et alors ? On va tous y passer mais rions un peu en attendant, non ?

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Cette chronique n’est pas la meilleure que j’écrirai dans ma vie de rock critic, mais on s’en fout complètement, on s’en tamponne le coquillard, on s’en balance totalement. Ce qui compte, ce qui seulement compte, c’est de vous dire que ce disque peut faire battre des cœurs, donner une banane éclatante sur le visage et envie de sauter en l’air sans raison. Moi je l’ai écouté dans le métro ce matin, je souriais comme un idiot et les gens faisaient une tronche d’enfer.

J’étais bien, j’étais fort : alors Alex Lahey, I love you like a real friend !

Jérôme « every day should be a holiday » V.

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