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Vendredi soir, à Courbevoie, dans une salle habituée à recevoir du jazz, Oxmo faisait son show.
Yvette, 72 ans, est une abonnée et se rend de temps en temps dans ce théâtre des Hauts de Seine. Avant le spectacle, elle témoigne : « Oxmo Puccino ? Le rap ? Connais pas. »
C’est une salle composée d’une classe sociale aisée de 7 à 77 ans.
On y compte 4 noirs, 1 espagnol et 1 arabe : 5 d’entre eux sont sur scène.
Oxmo arrive dans un costume bleu ciel dans la décontraction la plus totale sous des lumières et des airs de discothèque de plein air.
Il commence par Où est Billie? dans le rythme effréné des alarmes qui rythment le couplet. L’entente des musiciens est parfaite ; le timing millimétré ; la scénographie bien préparée. Oxmo prend du plaisir ; temporise; varie le flow et le tempo dans un même morceau; joue avec le public – amateur – qui le lui rend bien – curieux spectateur. Marie Annick tape des pieds au rythme de la musique; Claude, yeux clos, écoute le flot des mots d’Oxmo; le petit Hubert s’est endormi sur les genoux de son père.
L’enfant seul passe à la guitare/voix et « 365 jours puis 700 le temps commence à manquer » – sur Les Souvenirs du Roi Sans Carrosse – « on se questionne ».
Soleil du Nord, L’âge des shorts où quand on vient d’une « famille nombreuse avec un seul salaire c’est voir la mer à 20 ans et 19 étés de galère ».
Oxmo parle vrai de ses expériences passées dans un milieu défavorisé. Il ne tire pas sur l’ambulance, pas d’état d’urgence ; un constat fondé; Il rit et sourit.
Marc et Corinne écoutent; conquis.
Le temps passé avec le Cactus de Sibérie tire sur sa fin. Oxmo Puccino et son rap rassemblent ; Les Potos doivent se quitter sur cette dernière déclaration : »Mon nouveau statut est celui de rappeur de l’amour ».

Augustin

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