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Une petite souris me l’a dit : attention il faut écouter le nouveau disque de Fred Poulet.

Un grand gaillard l’a produit, et je me suis dit : attention il faut écouter le nouveau disque de Fred Poulet.

Alors voilà, la petite souris c’est mon amie Mouse DTC, incorruptible et électrique. Le grand gaillard c’est Rodolphe Burger, inoxydable et au-dessus de la mêlée 4ever. Deux personnes que j’apprécie beaucoup, humainement et musicalement.

Et j’ai écouté le nouveau disque de Fred Poulet, The Soleil, et je l’ai apprécié, of course, sinon cette chronique ne serait pas sous vos yeux.

J’ai même trouvé un genre, inédit, pour le qualifier.

Le Rock WTF.

Fred Poulet THE SOLEIL couve

Il s’agit d’un rock and roll entraînant à base de rythmes carrés, de mélodies simples, efficaces et surtout de paroles mi-chantées, mi-parlées, mi-roniques (ça fait trois moitiés). Le rock qui joue whatever, contre vents mauvais et marais salés ; il n’aura cure du mépris, de l’ignorance ou de la bêtise, mais dont -moi qui vous cause en ces lignes- j’ai envie d’être pote…

Français sensibles aux textes chiadés, Gainsbourg lovers, et pas de bashing pour Bashung, vous en aurez pour votre monnaie. La langue virevolte, pétille, sautille.

Humeur, absurdité, distance, air entendu mais modeste : tout scintille et clignote dans ce petit magasin des curiosités où l’on croise des clopes, des avions, du porno (ricain), du consensus et disque d’or, disques durs et cons sans sauce, des montagnes, des étalons, des ombres chinoises, du sublime et des poèmes à contre-jour… La liste n’est pas exhausted, ni exhaustive.

Fred Poulet nous livre un album riche, attachant, qui n’a pas froid aux lèvres.

Sur un malentendu, on pourrait même l’entendre à la radio (des poumons).

Merci à la petite souris et au grand gaillard, au passage.

Jérôme « c’est la vie, mon chéri » V.

 

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