Après une telle performance que celle de Dobet Gnahoré à La Clef Saint Germain en Laye, je me suis dit que j’allais écrire court et soft. Mon vocabulaire passant en revue les superlatifs cela ne serait pas assez pour tenter de retranscrire le show de ce samedi 10 mars 2018. Quelques semaines avant la sortie en mai de Miziki en passe de confirmer de nouveau son élan talentueux de compositrice et interprète, elle a su transporter un public conquis lors de ce passage exquis. Dobet Gnahoré nous a envoûté par son vif jeu de scène parfaitement orchestré par des percussions à couper un reste de souffle qui subsiste pendant un sons, lumières et costumes puissant et impressionnant.

Des temps forts, des rappels et vibrants hommages en français comme celui qu’elle a fait aux anciens, les « vieux », ceux qui transcendent le temps en une infinie sagesse ou des thèmes forts comme l’éducation, celle des enfants de ce monde et particulièrement d’Afrique et de la Côte d’Ivoire pas si lointaine si on se rapproche de sa musique en Bété, sa langue maternelle parmi les 72 dialectes ivoiriens. Elle compose des textes forts (oui avec répétition de qualificatifs) et revendique sa liberté et un héritage familial musical bercé de percussions et de danse dont elle nous a livré des moments époustouflants ! Un Grammy en 2010 de meilleure performance urbaine et alternative pour « Pearls » son duo avec India Arié, en récompense et bien d’autres sont à envisager pour des sonorités africaines percutantes samplées à l’électronique de cette belle représentante féminine des femmes africaines et de l’Afrique actuelle, passée et future.

Session de rattrapage le 14 mars au Café de La Danse, préparez vos cœurs il en auront pour leur émotions.

Vanessa MdbS

 

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