brexit

Brexit, fuckit, big shit : vous l’avez fait. 52 % in your face, EU. Couillus les rosbeefs, quand même.

Adios la vieille vache Europe, les choux de Bruxelles et le parlement-songe de Strasbourg. Bon, à dire vrai, les amis, vous n’avez jamais été bien alignés. Pas métriques pour un sou. Rouler à gauche, la livre sterling, la Reine et ses chapeaux mauves, cramer Jeanne d’Arc, les onces et les pouces, les prises de courant bizarres, le fish and chips, des bières pas mal du tout et plein de trucs que l’on ne trouve que chez vous (ou alors en Inde, mais là c’est encore plus space). Tout ça, tout ça, et même pour venir en train en Eurostar, on est plus contrôlés en Gare du Nord qu’avant de rentrer au Pentagone. C’est dire si vous aimez être différents depuis toujours. Ceci dit, pour ne pas rejoindre la cohorte de ceux qui braillent en chouinant comme des cabris en émettant ces sons : « l’Europe, l’Europe, l’Europe, ouin, ouin », je me permets deux remarques.

One : leur truc à 27, association bancale-Capone, il est de plus en plus pourave, ce gros « machin » à drapeau bleu et étoiles jaunes (encore une citation made by De Gaulle, vous l’aurez remarqué), que moi aussi j’aurais bien envie de tirer sur la manette d’éjection. Ma modeste expérience personnelle me prouve que toute organisation supranationale, c’est comme une deuxième imper sous la pluie. On peut s’en passer et on a vraiment l’air d’un con assez rapidement. En plus ça tient chaud et ça coûte un bras. So…

Two : même si vous vous tirez en nageant de l’EU, même si vous bouchez le Tunnel avec des sacs remplis d’exemplaires de the Sun sans la page 3, on ne vous dira jamais assez merci pour tous les très bons groupes de rock, reggae, ska, new wave, punk, post punk, indie, metal, drone, electro et autres que vous nous avez donné et nous donnerez encore. Chez Songazine, on ne pourra jamais se passer de tout ce qui a été enregistré entre Brighton et Liverpool, à Leeds ou a Hammersmith, près de Manchester ou à Glasgow sans oublier tous les bleds pourris du Yorkshire, d’Irlande du Nord et des environs de Cardiff qui nous ont envoyé des pépites musicales et des chansons formidables.

Alors, Brexit ou pas Brexit : God Save the Queen, we love you, yeah, yeah, yeah, let it bleed, london calling and boys don’t cry.

4 ever and ever : thank you.

Jérôme « Frexit, quand tu veux » V.

Share