OMNI

Ils ne viennent peut-être pas de Kent en Ohio ou de New-York, pourtant OMNI se range dans la lignée des Devo et de Television. Ils viennent de sortir leur premier album ce mois-ci, Deluxe.

Ces gars d’Atlanta, nous offrent un disque dans la pure tradition du post-punk, punk rock avec un son lo-fi. Là où certains vont piocher leurs musiques dans les sixties et les seventies, eux vont aller vers la fin des années 70, début 80, âge d’or de ce post-punk. OMNI

Afterlife est une courte introduction (à peine deux minutes) qui annonce le rock de l’album, automatisé avec un rythme parfois saccadé des détails propres à l’univers de la bande à Mark Mothersbaugh. Wednesday Wedding est un titre jovial. C’est un mariage entre de l’indie rock des années 2000 et ce post-punk 80’s. Wire est un revival des eigthies. On y entend une subtile touche de jangle pop *. Earring va chercher dans les entrailles punk rock d’OMNI. On sent que les gars sont plus hargneux que d’habitude dans ce titre. Jungle Jenny met à l’honneur le côté new-yorkais de la formation, Frankie Broyles et ses compères se la jouent à la Tom Verlaine de Television. Dans Siam, OMNI s’aventure vers d’autres horizons rock, vers l’expérimental. Enfin, 78 termine Deluxe par un court hommage à cette scène post-punk qui les a tant inspiré.

Au final, Deluxe d’OMNI est un bon album, mais est-ce qu’ils arrivent à la patte de leurs précurseurs ? Non, enfin pas encore, il leur manque un « je ne sais quoi » peut être un peu plus de fluidité, moins de rigidité. Allez les gars ne lâchez rien !

Thomas Monot

*Petit cours d’histoire musicale : Le jangle pop est un sous-genre de la famille du rock alternatif dont la parenté est le post punk. Il est né à la fois en Angleterre et aux Etats-Unis, aux débuts des années 80. Les groupes : The Byrds, The Smiths, R.E.M., Pylon… 

Bonus lien : 

Afterlife