Dig movie

Les documentaires sur le rock se suivent et ne se ressemblent pas. Le pire et le meilleur existent, gare à vous. Perle rare : l’un d’entre eux fait partie des films que vous devez absolument avoir vu dans votre f*** life, et c’est Dig ! (2004)

7 ans de tournage, 1500 heures de rushes, des tonnes d’images accumulées sur la vie de deux groupes totalement passionnants The Dandy Warhols (DW) et The Brian Jonestown Massacre (BJM). Le résultat est juste bluffant.

Deux groupes, l’un de Portland, l’autre de San Francisco. L’histoire, la grande, la belle histoire vue de l’intérieur avec un luxe de détails et d’émotions comme rarement ce fut montré. Deux groupes avec deux leaders aux personnalités extrêmement différentes, vraiment différentes et surtout …extrêmes. Courtney Taylor des DW et Anton Newcombe des BJM. Un jour amis, puis meilleurs ennemis. Tout cela dans le grand Huit du rock and roll circus, jouant à pile ou face leur destin fabuleux, celui de ceux qui ont choisi une vie de dingues, les tournées et le pétages de plombs, le tout encadré par des messieurs qui comptent les $$$. No business like show business, remember ?

Ce qui fait l’intérêt de Dig !, c’est avant tout ce scanner sans concession et terriblement humain. On rit, on grince des dents, on admire ou on siffle : sans trop dévoiler ce qui s’y passe je vous garantis des images peu banales. Pétages de plombs, délires, fous-rires, courses, déclarations dingues : cocktail fumant !

J’aime beaucoup Anton Newcombe, génie touche à tout, multi-instrumentiste inqualifiable. Neo hippie ? Shoegaze ? Psychédélique, Fuzz ? Tout simplement rock and roll, et consommateur de tout ce qui peut se consommer, cela va sans dire. Agaçant, puis brillant, puis irritant, puis adorable : un type « trop ». NB : Il est entouré d’une bande d’asticots sous acide (dont le fameux Joel, qui est un sketch permanent). Les Dandy Warhols doivent être infiniment remerciés de nous avoir pondu des perles comme Cool as Kim Deal ou Bohemian Like You, et de leur créativité, toujours d’actualité.

Ondi Timoner est une réalisatrice que l’on doit remercier pour cette œuvre OVNI, météorite de la planète Barjot, des tranches de vie plus vraies que la vraie vie dont d’ailleurs ici on se fout, mais alors complètement. Pour finir, il est rassurant de voir ces deux groupes continuer leur carrière. Songazine vous reparlera d’eux, c’est promis, mais soyez curieux, creusez les discographies de ces deux groupes  et faites-vous plaisir, regardez Dig !

Jérôme « Andy Warhol massacre « V.

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