Dagoba Black Nova album 740

Récemment, je poussais un coup de gueule contre la musik sans âme, autotunée et sans caractère qui est déversée partout, de façon mercantile et abêtissante. Justement ! J’interviewe ce jour Werther, le bassiste du puissant et métallique groupe Dagoba.

Ah, c’est certain, voilà de la musique qui explose, qui brûle et qui envoie du lourd. Avec des rythmiques de forge infernale, des riffs rageurs et de l’énergie en lave rouge, le groupe originaire de Marseille produit des chansons puissantes.

Ils sortent le 25 août un nouvel album, leur septième, aka Black Nova et Werther me dit qu’ils sont dans les starting blocks pour le lancement et la tournée qui va démarrer, et vivre toute l’année 2018. D’ailleurs, notons que des sonorités électroniques ou « indus » s’y font un peu plus entendre : c’est une volonté de leur part, une rupture, une façon d’aller plus loin dans leur progression.

Dagoba Black Nova album

Et savez-vous que Dagoba a été jouer aux USA, au Japon et dans de nombreux pays ? Une reconnaissance internationale, fruit d’un travail de fond. En notre hexagone encore trop peu Rock et Metal, ils ont aussi été acclamés dans de nombreuses salles (souvent petites mais toujours bouillantes) et bien évidemment au grand Hellfest. (voir cette « mythique vidéo de Wall of Death ci-après).

Groupe de live pour le meilleur, Dagoba soigne fortement son image : visuels, logo, typographie, pochettes mais aussi des clips souvent réussis et esthétiquement travaillés. Regardez bien la vidéo de « Inner Sun » et vous voyagerez (anecdote, ce fut tourné près de Vitrolles, preuve que notre pays est d’une richesse géologique étonnante !) et les images de « Stone Ocean » (à venir) auront été filmées dans les belles calanques de Marseille…

Werther est dans le groupe depuis 1999 (le groupe a démarré en 1997, il y a donc 20 ans, Shawter en est le leader depuis le début) et quel est son regard sur son parcours ? Plaisir, surprise d’avoir fait tant de choses et fierté. Il m’avoue être comblé par le public qui « rend cent fois ce qui lui est donné » et c’est bien cela qui me touche aussi : de la vraie musique, avec des gens qui y croient dur comme fer en toutes circonstances.

Soyons fiers d’avoir ce genre de groupe, qui défend nos couleurs et fait du bien aux oreilles.

Bon vent et bonne route à Dagoba pour leur nouvel album et mille concerts en sueur, en nage, à fond. Rendez-vous à l’automne en région parisienne !

Jérôme « Inner Ocean » V.

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