interview-with-microphone

Journaliste musical, cette mission prend tout son sens quand on a l’occasion d’interviewer les groupes et les chanteurs/ chanteuses.

Sollicité par les agences presse et promo, qui me savent plutôt bon client de l’exercice, en français comme en anglais, je m’y rends chaque fois avec entrain quand il est possible de le faire in personam. Sinon c’est un « phoner » (encore agréable mais frustrant), voire un « mailer » (exercice simplement littéraire).

Il est évident qu’il convient de se préparer a minima.

Ma technique préférée ? Les « petits papiers » !

Quatre temps, quatre mouvements :

1 : Lire, écouter, s’imprégner de l’œuvre, de détails, anecdotes, articles déjà parus.

2 : Sélectionner une dizaine de mots-clés dont vous savez qu’ils comptent pour la personne que vous interviewez. Tout l’art est là ! Soyez perspicaces, subtils, jamais provocateur ni tordu dans l’intention, cela va de soi. Vous pouvez ajouter des mots liés à l’actualité directe (cf votre dossier de presse, hey ballot !)

3 : Les inscrire séparément sur des papiers petits, en lettres capitales, plier le tout et prendre un petit sac, un chapeau, une belle enveloppe.

4 : Face à votre interlocuteur, faire tirer au sort ! Il ou elle sourit ? C’est gagné et c’est parti…

Le résultat est logiquement intéressant, parfois surprenant et toujours différent.

NB : ma façon de retranscrire à moi est systématiquement le style indirect qui permet de synthétiser et condenser, pour arriver à cette fameuse page A4, police 14 et pas plus !

Les conversations ont à 100% été pour moi au moins agréables jusqu‘à très chaleureuses.

Mes meilleurs souvenirs ? Hmmm : Madness un soir, à Pigalle, avec des verres de pastis (friendly Suggs !), Luke aka Thomas Boulard en mode philo brillante, Brisa Roché si peu banale (deux fois), Jeanne Added -une femme forte-, Bombino (adorable d’entre les adorables), Jean-Jacques Burnel des Stranglers au téléphone comme un copain, le cultivé fils de Bruce Dickinson dont j’avais raté qui il était (ooops pour une fois pas bien préparé !), Victorine mutine, Audrey et les Mouse DTC que j’aime beaucoup, Kim Giani qui est génial, Abaji le formidable dans sa cuisine, en train de me jouer de la guitare-oud, Midge Ure immédiatement attachant, les Danko Jones pétillants, Leslie Bourdin aka Lilimarche amicale et parisienne, Nadeah très touchante, la belle Fredrika Stahl qui chante si bien, Agnès Gayraud aka la Féline -que j’admire-, Angel Forrest et son crew en bord de rives du Lot, les duos  mixtes et sexy : Carré Court ou Hotel, Rodolphe Burger -un héros modeste et fin-, Bror Gunnar Jansson impliqué et professionnel… et j’en oublie !!

Pour conclure, mon conseil est le suivant : soyez naturel + assez bref et surtout en attitude sincère = 50 % journaliste-50 % fan, c’est le cocktail qui fonctionne le mieux.

Jérôme « I love to talk with U » V.

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