Et hop, en un claquement de doigt, un clignement d’oeil, on est déjà au jour 4 du festival ! Les journées défilent et ne se ressemblent pas aux Francofolies de La Rochelle.
Pour affronter la fatigue qui commence à se faire sentir et toujours la chaleur (bonheur), on a pris Piche, l’audacieuse, en intra-veineuse (et en plus ça rime).
Au théâtre Verdière, l’artiste hors norme, à la fois chanteuse, danseuse, rappeuse et drag queen, a renversé les codes : qu’ils soient masculins, féminins, peu importe… c’est toujours le corps qui prime. Le corps et le flow. Déjouant les catégories de genre pour en montrer l’absurdité, avec un mélange assumé d’ironie et d’audace, Piche met en scène des sujets forts comme l’acceptation de soi, l’égalité des droits ou la lutte contre les discriminations. Avec des punchlines cash et sans langue de bois, elle revendique sa sincérité comme un outil de visibilité pour la communauté queer mais aussi pour tous les autres. Pour que chacun puisse s’assumer tel qu’il est et qu’il le soit en toute sécurité.
Piche et toute sa troupe, c’est une performance scénique énormissime, libre, fière et contemporaine. Résolument contestative.
Et puis, pour finir en beauté, on a pris un gros shot de Sylvain Duthu. Comme ça : cul-sec ! Hop !
L’habitué des grandes scènes avec Boulevard des airs, chanteur et musicien, révèle ici un projet solo plus intime, plus posé, plus loin de la chanson populaire française. Famille, amour, questionnements sur la vie, ses textes sont toujours aussi touchants, lumineux et pleins d’espoir. Les mélodies mélancoliques et entraînantes, toujours.
Une jolie bulle de douceur à l’énergie des grands. Forcément.
Anne-Laure, puissance 4 <3






