En cette fin de mois d’août, avec mes amis Charlot, Seb , Dav et son fils Noa(h), on se paie une petite récréation qui fait du bien, c’est le Festival Pagaille à Bordeaux, place des Quinconces.

C’est la première édition et quelle première ! Nasty Joe, Just Mustard, Slowdive et surtout The Cure s’y produisent le vendredi !

Nasty Joe pour chauffer le festival sur la scène Moon

Les bordelais, invités de dernière minute, nous crache leur post-punk en pleine tête, 35 minutes chrono !  Le set est nickel, le vent est  tourbillonnant, emballer c’est pesé ! 

Ensuite, direction la scène Gloria. Il y a un monde de fou, nous avons du mal à avancer. Nous passons devant le merchandising avec sa file d’attente d’au moins 1 heure. On se rapproche du premier point stratégique, la buvette, où la pinte contient bien 50 cl.

Just Mustard – la mayonnaise ne prend pas

Nous nous mettons en place pour voir Just Mustard, les irlandais vus au Point Ephémère en septembre dernier. Le soleil couchant, derrière la scène nous éblouit un peu. Les irlandais n’ont qu’une 1/2 heure pour nous enivrer avec leur sombre shoegaze. Hélas, le groupe reste distant et froid. Ils jouent leur titres et c’est tout, ce qui n’est déjà pas si mal ! Katie Ball nous lance un « Thank you » avant de quitter la scène.

Il fait chaud, on se rafraichit avec une autre pinte.

Slowdive, le shoegaze mélancolique

On se place définitivement, non loin du carré or, qui occupe toute la largeur de la scène sur une superficie nous interdisant toute proximité avec la scène.

Neil, Rachel & Co entament leur show d’1 heure. Dès les premières notes nous sommes en extase. La setlist nous ravit et nous plonge dans un océan de rifs vaporeux soutenu par des voix délicates. En regardant le bassiste Nick Chaplin, on dirait un mélange entre Lol Tolhurst (ex The Cure, pour son physique) et Simon Gallup (bassiste de The Cure, pour son jeu de scène).

L’émotion des morceaux est magnifiquement diffusée, on a du mal à s’en remettre.

Slowdive Concert Setlist at Pagaille Festival 2026 on August 28, 2026 | setlist.fm

The Cure Again and Again and Again

En attendant The Cure, nous faisons connaissance avec nos voisins de fortune, des périgourdins et 2 Gen Z avec qui nous lançons les paris, pour savoir quel sera le premier titre joué. Eva propose « A Forest » et Julie hésite entre « In Between Days » ou « Lovecats » . Bien évidemment, ce ne seront pas ces titres, mais « Alone » . Cette intro plante le décor, « This is the end of every songs that we sing » !

Le concert se déroule dans une ambiance assez calme (surtout au niveau du carré or qui se remplit  difficilement). Le fait que nous soyons serrés comme des sardines ne nous permet pas de trop bouger. Sauf pour mon ami Charlot, qui,  à grand coup d’épaule m’envoie valser sur mes voisins devant moi !

La première partie du concert, 19 titres joués, est quasi parfaite (2 titres dispensables selon Seb et moi). 

Les vidéos ou images en arrière plan illustrent très bien les chansons rappelant les pochettes de disques ou les clips.

La batterie endiablée de « Burn » nous plonge dans un état tel un corbeau version Alfred Hitchcock.

« Push » réveille un peu plus le public après une intermède « alt.end » .

Et ensuite quel bel enchaînement qui commence avec  « A Night Like This » , suivi de 3 titres de « Seventeen Seconds » , « Secrets » , « Play For Today » et « A Forest » puis « Shake Dog Shake » , « From the Edge of the Deep Green Sea » et « Endsong » pour lequel on voit perler une larme sur le visage de Robert Smith.

La deuxième partie est classique, une déferlante de singles. Cela commence par « Lullaby » et se finit sur « Boys Don’t Cry » tout en passant par the « Walk » , « Lovecats » ou « Friday I’m In Love » .

Près de 2h30 de concert, merci Bobby & Co. La famille Gallup était bien représentée puisque le fiston de Simon était présent sur scène.

The Cure Concert Setlist at Pagaille Festival 2026 on August 28, 2026 | setlist.fm

Retour au bercail

Avec des ampoules pleins les pieds, la traversée de Bordeaux pour rejoindre le studio du fiston est longue et douloureuse. Nous sommes même obligés de nous arrêter dans un troquet pour reposer nos pauvres pieds meurtris. C’est pas beau de vieillir !

Le lendemain, il faut rentrer surtout que Rock En Seine, ça commence samedi pour moi !

Thierry, un vieux festivalier

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