bed bunker cd

Voici la chronique d’un disque de 2013 et je nous la colle en « oldies » comme un trophée de chasse au mur, avec rage et en éclatant d’un rire sardonique. D’ailleurs, l’illustration de couverture de l’album éponyme de Bed Bunker représente le mur boisé d’un redneck à quatre flingues (de concours), qui a mis les têtes empaillées d’un cerf et de sa dernière conquête au-dessus de sa cheminée et sans doute à côté du drapeau confédéré. Humour ! ! Allez, rigolez un peu les amis… ce duo est originaire de Rennes et signé sur le formidable label Beast Records, pour lequel vous connaissez sûrement notre estime en béton armé.

bed bunker cd 2

Revenons à ces huit titres qui sentent la poudre de fusil, l’aspirine dès l’aube, le larsen et le rock qui n’a pas froid aux yeux, qui avance crânement sur la route de la vie.

C’est du costaud, plein de morgue, avec des guitares saturées, du délai, du fuzz, du palm mute et des gros riffs, de la batterie tatapoum et de la fumée qui s’échappe des amplis.

Comme on lit sur leur page Bandcamp, allusions soniques aux Scientists, à l’esprit déjanté Suicide-Alan Vega et c’est sombre-bizarre-déjanté. Ça fait des taches, ça pique cette musique.

C’est un groupe pas connu et justement, on trouve ça encore plus cool de parler d’eux parce que ces garçons font de la musique qui mériterait d’être connue, de figurer dans un sulfureux rock and roll of fame des trucs pas banals et hallucinés. Ceux qu’on a envie de faire écouter à ses potes, un soir très tard et après un paquet de bières ou de coups de rouge. Quand on se sent proches des loups-garous, des teenage zombies, de la lune, des Cramps et que la soirée va être longue est belle, quand on monte le son fort, quand on comprend vraiment pourquoi tout ce cirque existe et quand on se rend compte qu’on porte encore des lunettes noires alors que la nuit est tombée depuis longtemps.

 

Bed Bunker c’est un petit disque précieux, qui fait descendre les idoles  de leur piédestal et vous permettra de tourner le bouton volume de votre chaîne hi-fi vers la droite, très vite et très fort.

Jérôme « so fine » V.

Share