- Show must go on !
- Teenage BottleRocket, live à Rouge Montreuil
Les concerts punks devraient être remboursés par la Sécu et Teenage BottleRocket passé tous les matins dans toutes les classes des collèges et lycées de France.
Hier soir au Chinois, Montreuil-sur-barricades, un triple concert à 180 bpm avec les Homeboys (vétérans sympas, du coin), les Autrichiens pêchus Dee Cracks et nos fous furieux du Wyoming.
Le Chinois ? Une petite salle un peu culte, sombre à souhait bien vintage-graffitis-dans son jus, qui a rassemblé des djeun’s pogoteurs et des gen X, gen Y et #boomers, serrés comme des sardines à la bière mais tous fans de la musique qui nettoie les tympans.
La différence de classe (ligue des champions du punk) et la raison de la pérennité des Teenage BottleRocket tiennent sans doute à leur puissance, leur jeu au grand carré et leur chant : juste et touchant ; ces punks-là ont du cœur et de l’humour. Ils savent se moquer de nous, de Kiss (qu’ils aiment aussi) et d’eux-mêmes.
Moralité : une vingtaine de titres en feu, enchaînés à la Ramones avec le cri tribal consacré : « 1,2,3, 4 ! » (et un chti hommage avec un bout de Blitzkrieg Bop) avec du stage jump, un circle pit de 30 secondes chrono et un public chaleureux (qui connaît les paroles).
Mon titre favori ? « I wanna be a dog” car nous partageons l’amour des bons toutous !
De la vraie musique, des gens cool, un volume sonore impressionnant et l’intime conviction que rien n’est perdu. Zéro point zéro IA pendant 2 heures, de la sueur et des postillons, du houblon frais et des t-shirts noirs, le mainstream peut couler des jours tranquilles sans nous.
Rouges dedans, rouges dehors, les fans ont levé leur verre à l’impertinence, au larsen au pogo et on emmerde toujours qui vous savez.
Bigre, cela fait du bien une soirée qui pique et qui punke.
Les petits gars du Wyoming, un énorme merci !
Jérôme « semper fi » V.





