(photo due au dévouement du photographe officiel approuvé Mickael Bernard)

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Camarades, camarades, partisanes, partisans, Mon Général,

Le vendredi 30 janvier a marqué une nouvelle étape vers l’établissement universel de la révolution pacifique du dancefloor, menée avec un courage exemplaire par l’orchestre (rouge, forcément, rouge) SOVIET SUPREM.

Depuis déjà 10 ans, leurs incontestables leaders : John Lénine et Sylvester Staline arpentent les routes et sont accueillis par des foules en liesse qui clament leur nom et scandent leurs hymnes glorieux. Ainsi, en ce 30 janvier 2026, une réunion populaire de masse s’est tenue au Trianon, en la capitale du petit Tsar E. Micron 1er, occasion de faire résonner en ces lieux la musique du grand SOVIET SUPREM, avec un aréopage d’artistes approuvés par le régime (de l’inter-pitance) : Flavia Coelho, Laroche-Valmont qui a toujours le look coco, des musiciens d’élite en action sur accordéon, saxophone, trombone, violon, balalaïka, boîte à rythme et chœurs de l’Armée (Rouge, what else ?). La mauvaise humeur, le capitalisme, Vladimira Hidalgo-bientôt et Crachy Da-dati (niet !), les centristes et les buveurs d’eau ont dû trembler ce soir, comme ont tremblé les murs humides de la salle au vu de l’ampleur des clameurs et des vaillant chants résistants, tous unis dans la reprise des refrains immortels, en mode fraternel.

Oui, camarad.e.s, déjà 10 ans que le SOVIET SUPREM propose avec humour et férocité de renverser la morosité et l’abdication devant le mauvais goût. Tous unis nous avons hier même entonné l’Internationale, levé les poings pour les bouger à gauche et à gauche, pris notre voisin par l’épaule et transpiré jusqu’au moment où les lumières sont revenues sur un public en sueur et heureux. Les oligarques au balcon dansaient aussi, le peuple dans la fosse exultait et les T-shirts du merchandising coco-mercial se sont vendus par palettes, à un rythme que même le grand Stakhanov aurait approuvé !

SOVIET SUPREM est donc élu sans conteste « meilleur groupe satirique » : un scrutin transparent et démocratique dont le résultat dépasse les 100%. Gloire à eux.

Jérôme « Spassiba Tovaritch » V. avec son fils Guillaume « Guitarsski » V. en envoyés spéciaux du Kremlin Bis Hêtre

PS : Anecdote, j’ai joué avec mon ami Olivier M. dans un duo indie new wave TR808 TB 303 Juno 106, nommé Soviet Suprême en 1983-1985, mais vu que le nom avait été repris avec brio et professionnalisme par de vrais musiciens, je me suis rabattu sur PAPA SOVIET pour contribuer modestement à la Révolution.

Soviet Suprême version 1984, LYON

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