C’est un peu la hantise du rock critic : tu lis moult revues positives, live reports enthousiastes, des citations et des interviews d’un groupe et tu l’as complètement raté. Par paresse, oubli, autres priorités, absence dans la mailing list du label. Et en plus dans un genre, un style que vous aimez (le dernier poseur urbain autotuné pour teenagers à boutons, ce n’est pas ma soupe, LOL).
Mais… J’avoue, pour moi, c’est Geese.
Les Oies -à savoir pour votre niveau d’anglais C1 = 1 goose, 2 geese);
« LE groupe indie rock de 2025 ». « 5 * pour l’album Getting Killed ». « Ils ont enflammé le Bataclan”. “le groupe de rock le plus hype du moment, fait rugir de plaisir La Cigale. » Carrément comparés aux Strokes, Arctic Monkeys, voire d’autres formations cultes, que sais-je encore ? C’est la hype maximale.
Bon, me sentant fort à côté de la plaque, je file sur Youtube et (#shame), j’écoute l’album en entier et gratuitement (#parasite). Déjà, l’artwork est réussi, c’est mémorable et pour une fois on voit un revolver avec des balles dans le barillet. NB : vous ferez attention désormais, dans la plupart des photos de types avec des revolvers, le barillet est vide.
Et la musique, me direz-vous ? Combien sur 20, Ô rédac chef ??
La ligne éditoriale de Songazine étant 100% laudative, je dis joker.
Pas le coup de cœur, et zenitude : je ne cède point au biais de confirmation pour ajouter ma pierre à l’édifice de louanges, sans être vachard pour en lancer une dans la mare. Cela n’est pas le genre de la maison. Mention cependant pour le titre amusant « Au pays du Cocaïne ».
Et cela me ramène à une autre question, un peu l’inverse de ma préoccupation première ! Pourquoi certains artistes, coups de cœur en ces colonnes ne « percent » pas, restent à moitié confidentiels, n’enflammeront que la Boule Noire, des salles dans des villes de province sans TGV et une poignée de fans ?
Il reste tant de grands mystères dans le show business et la grandeur des arts, les goûts et les couleurs, les biais cognitifs, la mauvaise foi et l’indépendance éditoriale !
Jérôme « free as a bird » V.






