(photo : Brigitte Calls Me Baby, #bogoss et dans le coup !)

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C’est bien peu de l’affirmer que notre résiliente boîte mail Songazine.fr reçoit autant de mails qu’un ayatollah perse d’éclats d’obus en inox en ce moment mais, contrairement à bien des politiques briguant des sièges de velours, nous ne ferons pas d’alliance mercantile et électorale putaclick avec nos pires ennemis (pour nous : l’autotune, la facilité, le gloubiboulga urbain et la chansonnette franchouillarde pleurnicheuse) !

Au boulot, et taillons dans le vif : c’est pô facile…mais des artistes et groupes ont accroché nos tympans ;

Lovvbömbing, quatuor foldingo psy-créatif

4 italiens dans le vent (Francesco Brandolini, Federico Canducci, Francesco Lucchi, Lorenzo Ricci) nous balancent un album jouissif tordu et décalé qui s’appelle PISS! PEAS! PEACE!, il fallait l’inventer ce blaze !

De la musique créative et abrasive, qui me fait un peu penser à Gang of Four qui aurait décidé de s’entourer des King Gizzard and the Lizard Wizard en pensant aux Residents. Je n’ose penser aux substances qui les boostent (ou pas, d’ailleurs !) ;

Foutraque, salutaire et dingo ? certes, Mais aussi bien joué et recherché, les gars ne sont pas du tout amateurs mais des pros qui savent jouer de leurs instruments et du studio.

Ecoutez ça ICI !

Brigitte Calls Me Baby (et ce n’est pas not’ président qui dit ça à un collègue anglophone un soir de G7)

Dans la course (permanente, ardente, c’est la vie) au groupe « sensation » indie pop rock du moment, on a évoqué Geese et The Sophs sans tomber dans les pommes ; c’est dit, mais pour Brigitte Calls Me Baby, je lève la main et je dis « coup de cœur, les gars ! » Chicago, merci d’avoir produit ces excellents baladins modernes.

Pourquoi donc ? Quelques raisons seraient les bienvenues, hey rock critic.

Je mets ma robe d’avocat du bon goût et vous affirme que les chansons sont pêchues, la voix est belle, ronde et forte, les guitares accrochent, piquent et sont amples ou puissantes, le rythme tonne avec énergie, la basse assure. Facteur aggravant : les mélodies sont simples en étant souples ou romantiques. L’album, leur deuxième, s’appelle « Irreversible », et il tient la route du début à la fin (encore un critère 5*). J’ajoute que les réminiscences du son 80’s vont forcément (me et nous) plaire. L’énergie dégagée est avérée : la nostalgie ou les sentiments exprimés ne sont pas gnangnan, suivez mon regard.

Voili voilà, ce groupe au nom grandement original et qui résonne étrangement pour les électeurs hexagonaux de 2017 et 2022 -en mode PLS à ce jour, no comment- mérite vos voix pour le prochain quinquennat. En marche, et sans faux pas SVP.

NB : oserai-je dire que le chanteur pousse parfois ses jolies vocalises dans un registre un peu Smiths / Morrissey ? -c’est un compliment-.

La Maison Tellier en première division

Comme le prouve la fort élégante et complètement épique chanson « La Timidité des Arbres », aux paroles mystérieuses comme du Manset, ponctuée de cuivres à Initials BB et d’une ambiance d’amours contrariées dignes de devenir un « classique » potentiel dès sa sortie. On l’écoute et on la réécoute, touchés…

Chapeau, La Maison Tellier.

Sabaton, les profs d’Histoire

Si quelqu’un vous affirme que le Metal ne rend pas intelligent, démontrez-lui en ricanant le contraire avec les grands Sabaton. Ils ne parlent que d’Histoire, éclairent des faits, narrent des batailles, décrivent la vie de personnages célèbres.

Leur dernier single Yamato nous parle (en musique puissante, indeed) du plus grand croiseur japonais de la seconde guerre mondiale, coulé par les Américains après un combat incroyable :  CQDD pour les passionnés, c’est l’occasion de réviser vos classiques.

On vous rappelle 1984 et Big Brother qui n’a qu’une envie, vous la faire oublier…l’Histoire. Alors on ne lâche rien et on s’instruit avec Sabaton.

The Lemon Twigs regardent dans le rétro

Un single qui n’est pas de Police et s’intitule « I Just Can’t Get Over Losing You », et qui est frais et rose comme une chanson des Beatles du début ?

Donc pour le plaisir nous le partageons avec vous.

Homard dit gras

Un single tout aussi cool d’un groupe vraiment doué pour les mélodies multicolores c’est Maxwell Farrington & Le SuperHomard, ce qui fait du bien car semblant tomber sans poussière ni regrets d’une époque insouciante c’est Window Tax ; je ne sais pas faire de jolies chansons comme icelle et de fait je trouve cela admirable.

RAMON PIPIN : « c’est mieux que si c’était pire… »

Ramon Pipin, on est fans, on est fans. Et on ne va pas se priver de dire du bien !

Le monde part donc en c**** et il nous reste quelques potes qui font de la musique ?

Voilà le nouvel album du gentilhomme qui a bossé comme un dingue pour nous proposer 18 chansons aux paroles fines, subtiles, ironiques, tendres ou tristes car l’album se présente sous la forme de 2 EP : « C’est mieux que si c’était pire », plutôt enjoué, et « C’est pire que si c’était mieux » ou l’horizon s’obscurcit nettement.

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Si vous avez pleuré en raison de l’indigence de ce que l’algorithme vous a proposé en matière de bluettes ou rapes à fromage 100% « made in France », vous relèverez la tête avec l’inoxydable Ramon Pipin !

Memorials : Dropped Down The Well

 Je cite le CP : « La chanson parle de ce qui se passe quand on tombe dans un puits. » – dont acte…c’est effectivement un geste quotidien et fréquent, surtout en zone urbaine

MAIS bon mais bon, la musique est super cool aussi, avec cet orgue obsédant et un son 60’s alors oui, sans hésiter on tape dans les mains et on a envie de chanter avec eux !

Jérôme « pas encore tombé dans un puits » V.

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