(illustration créée par I A mais texte à suivre 100% humain !)
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Mettre en avant des artistes, groupes et œuvres qui ne seront pas forcément vendues à 1 million d’exemplaires, telle est la mission de Songazine.fr et des blogs indépendants ainsi que de la presse de la même veine.
Qu’importe si nous ne générons pas des myriades de vues, des essaims de pouces en l’air et des fontaines de likes ou des pluies de re-tweets, l’essentiel est d’avoir reconnu une démarche qui nous plaît et de s’en faire écho.
En ces colonnes, le mood ressemble davantage à la Résistance planquée dans une cave, qui émet avec conviction pour des auditeurs engagés plutôt qu’à la diffusion grand public d’un show de variétés du samedi soir. Dont acte.
Et, évidemment, les musiques que vous pourrez capter ici ne passeront pas dans votre supermarché local (dans ce cas, vous êtes dans une utopie étrange ou vous avez oublié d’enlever votre casque audio en poussant votre caddie).
Voici donc une sélection touchante et sincère, mais portant un certificat de garantie d’authenticité, sans autotune, fort maigre en marketing, peu aimée du show biz tonitruant (en un mot et sans D à la fin, tonitruant) et très allégée en matière easy listening.
Vos tympans sont entre de bonnes mains, ici.
Hada : Never Meant To Be
Hada : Un groupe normand avec un son qui nous est ainsi décrit « entre la douceur de Beach house, l’énergie de Foals ou le charme new wave de Blondie ». Pas mal et en tout cas attachant. Nous soutenons !
Tiga : HotLife
Bien que n’étant pas un grand expert en matière de musique électro, je vous recommande chaudement cet album du producteur canadien TIGA ; voici de la musique assez emballante pour une piste de danse comme un autoradio mis sur volume max. c’est direct, ça claque et ça groove, c’est sec comme un uppercut et ça transpire d’une classe intrigante ; encore une fois, nous voilà étonnés et heureux : comment se fait-il que certains humains arrivent à transformer des ondes en bonheur fugace ? Le talent, me répondra-t-on !
Modern Woman – Johnny’s Dreamworld
Je reconnais un côté lynchien à ce morceau et à la vidéo qui l’accompagne. Une femme à la voix grave, un son décalé et un charme vénéneux : autant dire que c’est hautement appréciable, comme une liqueur interdite un soir d’ivresse.
Yttling Jazz & Bobby Gillespie « Strange »
On va encore plus loin avec ce titre et le petit film ci-après que vous allez regarder.
Mais justement, c’est cela qui nous attire et nous séduit, l’étrangeté créative !
Hermetic Delight – Adding Insult To Injury
Restons perchés et élégants avec ce titre qui est envoûtant, part dans les aigus et arrime votre attention sans défaut. Un peu comme un plat bien épicé que vous n’aviez pas vu venir en commandant à la carte ?
Samantha Fish : Sweet Southern Sounds Live
Plus classiquement, du très bon blues comme on aime, porté par une artiste qui fait des étincelles et que les vrais amateurs de la musique du diable saluent, chapeau bas.
Jayler : Need Your Love
Rock and roll bien ancré et bien solide avec une pincée de Led Zep dedans et la fougue insouciante de la jeunesse échevelée ! Very good pour le cœur et les artères…
Greta Svabo Bech : Beautiful Obscenery
Terminons gentiment, à la campagne et sans stress par une apaisante musique, portée par une douce voix d’une chanteuse féroiënne, en mode folk, nous en avons aussi besoin en ces temps guerriers et ardents.
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C’est tout pour aujourd’hui, après un tri dans 114 mails et une impitoyable sélection absolument arbitraire et subjective.
Jérôme « jukebox baby » V.
PS : RIP pour le grand Afrika Bambaata, quand le hip hop démarrait à coups de TR808 et m’avait intéressé très provisoirement ;





